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jeudi 31 août 2017

"Clarinettiste à Waterloo, Facteur de clarinettes à Brest puis à Metz : Jean François LEROY (1782-1853), ou les aventures d'un "clariboleux" aventurier". "Clarinetist in Waterloo, maker of clarinets in Brest then in Metz: Jean François LEROY (1782-1853), or the adventures of a "clariboleux" adventurer".

Oui je suis d'accord, avec vous, le titre de cet article est franchement "racoleur" et sans doute exagéré.....mais les vacances sont passées par là et pour cette rentrée difficile, je voulais insuffler dans le blog, à l'exemple de notre président jupitérien un souffle de lyrisme et de dynamisme......
Les habitués du blog savent que ce facteur messin avait déjà fait l'objet d'un article, mais j'ai trouvé de nouvelles informations qui méritent d'être publiées.
Jean François Leroy est né à Metz le 23 mars 1782, son père devait être militaire dans l'armée révolutionnaire car il est décédé à Metz le 26 avril 1793 (né à Metz) à l'hôpital militaire étant infirmier. On retrouve J.F Leroy à Brest le 3 août 1811 pour son mariage avec Julienne Lambault (1760-1817) de 22 ans son aîné. Il était musicien au 3iéme régiment d'infanterie de ligne, elle était née à Vannes le 2 novembre 1760 et divorcée de François Bernard le 25 avril 1801 à Brest. 
La musique d'un régiment d'infanterie de ligne vers 1810.
Les témoins du marié à ce mariage étaient le lieutenant du 3ième régiment d'infanterie de ligne Pierre Félix de Saint-Omer et Jean-Baptiste Taricot chef de musique du 3iéme également.
Tambour major du 3iéme régiment d'infanterie de ligne
en 1810

Le 3iéme régiment d'infanterie de ligne : Créé sous la révolution ce régiment participera aux campagnes de l'empire  pour commencer dans l'armée du Rhin. Son drapeau reçoit les inscriptions "Austerlitz 1805" et "Wagram 1809". Il se bat aussi en Espagne et sera presque détruit à Waterloo. On peut donc imaginer que notre personnage ayant 29 ans en 1811 a dû participer à quelques campagnes de l'empire....mais comme musicien.

  
Notre clarinettiste a dû participer à la campagne d'Espagne puisqu’il ne figure pas dans les recensements de Brest en 1813 où son épouse habite seule avec une domestique. En 1814 il est signalé comme musicien, c'est la période de la première restauration avant les 100 jours et la défaite de Waterloo. C'est sans doute à cette période qu'il quitte l'armée active puisqu'en 1815 il est musicien de la garde nationale et habite avec son épouse au 40 rue de Siam à Brest.
Quelques anecdotes sur "Les Musiques d'infanterie sous l'empire (1804-1815)" tirées d'un article de 1997 du N°123 de Tradition Magazine : 
Les petits soldats de Strasbourg.
"C'est surtout à partir de 1792 que la musique militaire a pris en France un grand développement. Le décret du 21 février 1793, énonçait que chaque demi-brigade aurait un tambour-major, un caporal-tambour et huit musiciens dont un chef ". "Dans plusieurs corps d'infanterie, il se trouve un plus grand nombre de musiciens que les règlements n'en accordent. Ces musiciens, admis en qualité de gagistes, et pour un temps limité seulement, touchent la solde et les fournitures comme s'ils étaient enrôlés en qualité de soldats ; encouragés à devenir soldats s'ils ne l'acceptent pas, c'est aux officiers de régler leurs coûts". 

Selon le maréchal Ney, pendant la bataille : " La musique du régiment durant le combat sera réunie en arrière sera réunie en arrière et jouera des airs guerriers...Les trompettes sonneront les fanfares. Les tambours et fifres seront envoyés  à la droite et en arrière de leurs bataillons effectifs, afin d'exécuter les batteries que le colonel jugerait convenable".


"Dans ses mémoires, le musicien Girault écrit  : "Nous autres musiciens, nous nous retirons dans une ferme qui était près de là, pour soigner les blessés qu'on y transportait et aussi pour nous mettre à l'abri....". "Nous fûmes acceuillis par une vive fusillade. Ce n'était pas l'affaire des musiciens, aussi nous voilà bien vite à prendre notre poste derrière le régiment. Le combat devenant général, nous nous retirons sur une hauteur d'où nous pouvions tout voir sans danger". On comprend mieux l'épithète de loin des balles qui leur est attribuée par les soldats".
La reconversion de Jean François Leroy : En 1817 il est installé comme luthier au N°40 rue de Siam à Brest, un immeuble que possédait son épouse rentière avec un magasin et six appartements. Malheureusement son épouse décède le 18 septembre 1817 à 56 ans. A-t-il fabriqué des clarinettes ou d'autres instruments sous sa propre marque à Brest ? Nous n'en savons rien car aucun instrument, connu actuellement ne porte cette marque. L'année suivante il s'installe à Metz comme Luthier, en Fournirue au 37, c'est là qu'il rencontre sa seconde épouse, Marie Louise Gallez (29 ans) la fille d'un bijoutier installé lui aussi en Fournirue, au 39. Le mariage a lieu le 19 août 1818. 
Signature de Jean François Leroy en 1818.
Clarinette en ut de
J.F Leroy à 5 clés
carrées. (coll. particulière)
Ils s'installent  en Fournirue, tout d'abord au N°37 où ils habitaient avec la ,famille de la soeur de l'épouse : Anne Gallez. C'est là que naît leur première fille Marie Adélaïde le 14 juin 1819.  Il devait déjà fabriquer des clarinettes puisque nous connaissons une clarinette en ut à 5 clés carrées (Collection J.L. Matte). Le 25 juillet 1822 né son fils Pierre Charles, au N°39 en Fournirue.
Il participe en 1824 à l'exposition nationale de Metz et expose : Une clarinette en si bémol à 13 clefs et en ébène ; une clef brisée sert à donner le la bémol et le la dièse. Mais il présente aussi deux flûtes, "l'une en ivoire, à six clefs et garnie en argent, l'autre en grenadille à 6 clés également, une petite flûte à 6 clés ou octave en ébène, un flageolet d'orchestre en ébène, un basson à 12 clés, dont trois ont été ajoutées par M. Leroy qui a aussi apporté quelques changement aux autres. Cet instrument, dont le doigté tout particulier exige une habitude que tout le monde ne peut avoir, n'a pu être essayé comme on l'aurait désiré". La conclusion : médaille de bronze de première classe.
Exposition de Metz de 1824.

En 1828 à l'exposition de Metz
, "il expose une clarinette à 18 clefs, garnie d'un nouveau mécanisme qui favorise le doigté dans l'exécution des morceaux en ut mineur, en ré et la majeur ; une flûte en ivoire à six clefs, une flûte en ébène à six clefs ; une petite clarinette ordinaire à 9 clefs; enfin un basson à 12 clefs".

Marque de J.F Leroy d'une clarinette en La à 13 clés
de notre collection.

A l'exposition de Caen en 1828, il présente un bec de clarinette. Il participe à l'exposition de Metz de 1834 et expose "une clarinette et une flûte excellente qualité". Il est Chef de musique de la garde nationale à Metz de 1832 à 1841.

Insigne d'honneur de la garde nationale de Metz
(vers 1800)
A cette période il habite avec sa famille, et celle de son beau-frère, Joseph Roupert, bijoutier au N°39 en Fournirue. "1836 : Leroy, 39 en Fournirue à Metz. Fabricant d'instruments à vent, dépôt de la librairie musicale, directeur de la musique de la garde nationale, fabrique particulièrement la nouvelle clarinette à treize et quinze clefs, tient généralement tous les instruments en cuivre et en bois. Magasin bien assorti de musique ancienne et moderne, cordes de Naples, fournit la musique militaire". (Extrait de l'almanach de Moselle de 1836).




Clarinette Sib à 14 clés de J.F. Leroy.


(Collection René PIERRE)



























Le commerce d'instruments de musique ne devait pas "nourrir son homme" puisque le couple Leroy de 1830 à 1853 avait étendu son domaine: "Leroy, 39 en Fournirue, flûtes, clarinettes, jouets d'enfants, articles de pêche. Médaillé en 1826 et 1828". En 1843 à l'exposition de Metz, il obtient une Médaille de première classe, car le Jury lui reconnaît, " un mérite d'invention dans les perfectionnements qu'il vient d'introduire dans la clarinette...."

Exposition de Metz pour 1843.
.




Clarinette en Ut de J.F. Leroy

à 13 clés, avec un bec original.

(Collection J.M. Renard)










En 1835, son beau-père, Gaspard Gallez, ancien bijoutier (83 ans) décède ; toute la famille habitait 2 chambres d'habitation pour un loyer de 200 frs avec deux chambres pour le commerce pour un loyer de 550 frs. Leur fille Catherine Adélaïde accouche en 1842 d'un petit Adolphe Jules et Charles, leur fils s'installe, en 188 comme tailleur d'habits au 37 place de la Chambre.  Jean François Leroy décède le 14 février 1853, il avait 70 ans.






Clarinette en Sib de JF Leroy

à 13 clés.

Collection RP

RECTIFICATION : J'ai précédemment publié une photo inversée de cette clarinette qui a pu faire penser à une clarinette pour gaucher. Merci à Albert Rice de m'avoir signalé cette erreur. Je n'ai toujours pas compris comment cette photo a pu s'inverser lors de mes manipulations.
Désolé d'avoir provoqué de faux espoirs.

RECTIFICATION: I previously published a reversed photo of this clarinet which could make think of a clarinet for left-handed. Thanks to Albert Rice for reporting this error. I still do not understand how this photo could be reversed during my manipulations.
Sorry to have caused false hope.





Si vous avez des instruments de J.F. Leroy n'hésitez pas à nous contacter.

La veuve Leroy continua le commerce de musique jusque vers 1861.






dimanche 22 mai 2016

"Pierre GOUMAS (1827-1889) artisan du développement de la Maison BUFFET CRAMPON". "Pierre GOUMAS (1827-1889) builder of the development of the House BUFFET CRAMPON".

Notre ami Maurice VALLET, expert dans l'histoire de la Maison Buffet-Crampon, nous a fait le plaisir de nous confier une copie d'un article du journal "Le Travail" du 4 avril 1886, consacré à la carrière de Jean Pierre Gabriel GOUMAS. Nous allons essayé à travers cet article de reconstituer la vie de cet acteur déterminant dans le développement de cette grande maison.

Cliquer sur ce lien pour lire l'article.

Source "Le Travail"
"Jean Pierre Gabriel GOUMAS est né le 2 janvier 1827, au Mesnil-sur-l'Estrée (Eure). Il fut envoyé à l'école mutuelle de Dreux, la ville voisine, jusqu'à l'âge de 12 ans et demi. A cette époque, il revint apprendre le métier de charpentier chez son père, dans les ateliers duquel il fut contremaître".
La grand rue de Mesnil sur l'Estrée.
"Il quitta celui-ci pour entrer comme contremaître de charpente mécanique dans les fabriques de MM. Firmin Didot frères, à Sorel-Moussel (Eure et Loir). Il y resta depuis dix-neuf jusqu'à vingt-trois ans (1846-1851)".
Usine et papeterie de Firmin Didot à Sorel.
Le village de Sorel-Moussel a connu une intense activité industrielle avec les papeteries Firmin-Didot. Témoin de ce passé, un magnifique bâtiment de brique domine toujours la vallée de l’Eure. Issus d’une dynastie parisienne d’imprimeurs, Ambroise Firmin-Didot et son frère Hyacinthe implantent à Sorel-Moussel la papeterie familiale, créée par leur père Firmin dès 1811. Cette société avait racheté le Bottin.
"Pierre GOUMAS s'était marié avec Louise Clémentine LARUE (1830-1880) le 18 novembre 1848 à Sorel Moussel et ses appointements mensuels s'élevaient à la somme de 70 francs. Ce fut alors qu'un oncle de sa femme, fabricant d'instruments de musique à vent et à clefs eut l'idée de l'appeler auprès de lui pour voir s'il pourrait en faire un ouvrier capable de gagner un salaire qui lui permit d'élever plus facilement sa famille".

Pour voir la Généalogie de Pierre GOUMAS, cliquez sur le tableau ci-dessus.

En fait Marie Françoise BUFFET (1809-1832), mère de Louise Clémentine LARUE épouse GOUMAS, était la soeur de Jean Louis BUFFET CRAMPON (1813-1865) propriétaire de la maison du même nom.
"Ici se place une anecdote qui démontre que M. Buffet n'avait pas trop préjugé de l'adresse du jeune charpentier. Aussitôt que celui-ci fut arrivé, son oncle lui mit dans les mains une clarinette avec mission de l'incruster, en lui enseignant la manière de procéder, puis pour ne pas influencer son nouvel apprenti, il le laissa seul. Le travail n'avançait peut être pas vite, mais il était fait de telle façon , qu'à son retour, M. Buffet, prétendant qu'un ouvrier avait dû venir, blâma fortement son neveu de lui avoir laissé faire l'ouvrage et ne voulut ajouter aucune foi aux nombreuses dénégations du jeune homme. Il n'y avait qu'un moyen d'en sortir, ce fut celui qui fut adopté : le travail fut recommencé et exécuté sous les yeux du maître et avec la même perfection. L'épreuve était concluante et l'avenir de M. GOUMAS assuré. A partir de ce moment sa marche fut rapide : simple ouvrier luthier jusqu'en décembre 1853, puis contremaître dans les ateliers de Paris, il devint, en 1855, l'associé de la maison Buffet-Crampon et Cie".
Rappel historique de la Maison BUFFET-CRAMPON :
Le fondateur Denis BUFFET-AUGER est issu d’une des familles de facteurs d’instruments à vent qui se sont rassemblés depuis un siècle à la Couture-Boussey. Son fils Jean Louis BUFFET en se mariant avec Zoé CRAMPON, va accoler les deux patronymes afin de se distinguer de son oncle, le facteur et innovateur Louis Auguste BUFFET.
Premier apparition de la marque Buffet-Crampon dans le Bottin de 1842.
Première marque de Buffet- Crampon.
En 1850 Jean Louis BUFFET (Crampon) (1813-1865) s'associe avec son frère Louis BUFFET (1823-1884) et Ferdinand TOURNIER. Ils ouvrent la même année un atelier à Mantes la Ville. En 1855 à la suite du départ de Louis BUFFET, Pierre GOUMAS le remplace dans l'association.
" Il n'avait alors pour toute fortune que ses bras, sa conduite et son intelligence. C'est à partir de ce moment que la fabrication, qui occupait une quinzaine d'ouvriers environ, commença à subir  une série de transformations et d'améliorations qui devaient faire de la marque Buffet Crampon et Cie une marque sans rival au monde".  Jean Louis BUFFET (Crampon) ayant pris sa retraite la société prend le nom de TOURNIER-GOUMAS.
Marque Tournier-Goumas.

Bottin de 1857.
                            
Marque Tournier-Goumas.

Bottin de 1859
Ils ont même un poinçon d'argent, insculpé le 7 mars 1856.
En 1859 Ferdinand TOURNIER quitte l'association pour s'installer seul ; en 1881 il employait 6 ouvriers. Une association est créée entre GOUMAS et un nouveau venu, clarinettiste et ancien élève de KLOSE (1808-1880), Adolphe Marthe LEROY. Cette association prend le nom de Buffet Crampon et Cie.
Remarque de Denis Watel:"Sur ton article sur Goumas, tu cites Ferdinand TOURNIER comme ayant quitté la société et qui installé seul, employait six ouvriers en 1881. C'est une erreur transmise entre autre par Constant Pierre. Ferdinand quitte bien la société mais pour prendre sa retraite dans l'Oise et s'occuper d'une belle-mère aveugle (de plus il est décédé bien avant 1881)". Merci Denis pour cette info.
Jean Louis BUFFET (Crampon) décède le 17 avril 1865 à Mantes la Ville et Leroy quitte la société pour succéder à Klosé au conservatoire de Paris, Goumas prend seul les commandes.
"M. GOUMAS ne tarda pas à créer à Mantes, une fabrique où il installa une machine à vapeur en 1866, et où il joignit à la fabrication des instruments de bois celle des saxophones. Ce fut lui qui, le premier, employa la vapeur dans la fabrication des instruments à vents et à clefs. Il ne s'arrêta pas là ; ses soins de chaque jour tendaient à l'amélioration de l'outillage entier. Entre autres, il modifia la machine à diviser pour la rendre applicable à sa fabrication". En 1871 il s'associe avec ses deux gendres, Léon LEGUAY époux d'Eugénie GOUMAS et Léon CRAMPON époux de Clémence GOUMAS. (Voir la généalogie Goumas au-dessus) L'entreprise prend le nom de " P. GOUMAS et Cie", mais les instruments porteront toujours la marque classique Buffet Crampon.

Bottin de 1879.

"La clarinette gagna beaucoup dans les mains de ce facteur qui perfectionna la clarinette de Boehm  dans tous les tons. Il ajouta deux clés aux saxophones ce qui permet aujourd'hui aux compositeurs d'écrire sans restriction pour toute cette famille d'instruments. Depuis cinq ans, il a également perfectionné, au delà de toute espérance, les bassons à 22 clés et deux anneaux d'un système à tringle. Enfin, dernièrement , il a mis au jour un contre-basson qui lui était réclamé par les chefs d'orchestre les plus éminents. Ce qu'il a fait pour ces instruments, il l'a fait pour les autres, tels que clarinette-basse, cor-anglais, hautbois, musette, flûte et flageolet de tous systèmes".
Musicien jouant du contre-basson.
"Quoi d'étonnant maintenant que cette maison hors ligne soit arrivée aujourd'hui à occuper plus de 80 ouvriers et à fournir , grâce à son remarquable outillage, le travail de plus de 150 ouvriers de l'époque où M. Goumas prit la direction de la fabrication. C'est dans cet état de prospérité que, désirant jouir d'un repos bien gagné, M. Goumas vient de quitter son établissement"...."L'affabilité que M. Goumas apportait dans ses rapports avec ses ouvriers étant un caractère distinctif de sa nature, lui a bientôt valu à Mantes, qu'il habite depuis 1875, la sympathie de tous ses concitoyens. Aussi était-il élu, en 1882, second conseiller municipal sans distinction de parti. Son mandat lui était renouvelé, avec le même élan, en 1884".
Médaille offerte par ses ouvriers en 1886.
"Il fut bientôt nommé par ses collègues, voulant ainsi lui montrer combien ils savaient l'apprécier, membre du conseil de direction de la Caisse d'épargne. Enfin, depuis 1883, il est président de la société de secours mutuels de Mantes, Mantes-la-Ville et Limay. 

Signature de Pierre GOUMAS.

Il a été nommé le 29 décembre 1885, chevalier de la légion d'honneur. Cette même année il prend sa retraite et est remplacé par Paul EVETTE et Ernest SHAEFFER qui rachètent l'entreprise.

Pierre GOUMAS est décédé le mercredi 9 octobre 1889 à l'âge de 62 ans à Mantes la Jolie.