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Si nous connaisons mieux aujourd'hui Claude LAURENT (1774-1849), facteur exceptionnel de flûtes en cristal, grace à la thése de Montserrat GASCON.........
Il n'en est pas de même pour son successeur Jean Dominique BRETON (1814-1874) également spécialiste de flûtes et d'embouchures en cristal.
Il est né le 7 janvier 1814 à Tilly dans les Yvelines à 20 km de Mantes la Jolie. Son père était marchand épicier dans cette petite ville.
On le retrouve, le 30 août 1835 à Oulins, à quelques km d' Ivry la Bataille pour ses fiançailles avec Marie Félicitée CHARANGER couturière. Il est alors orfèvre bijoutier, habitant Houdan dans les Yvelines. Mais visiblement le mariage n' eut pas lieu puisqu'une année plus tard, le 12 novembre 1836 il épousa à Pacy sur Eure la fille de son patron, Rosalie Elisa CARPENTIER (1816-1856). Dans l'acte il est précisé : " Ouvrier orfèvre bijoutier demeurant à Pacy sur Eure depuis sept mois chez Mr CARPENTIER ".
Donc il fabriquait des clés d'instruments de musique chez Jean Charles CARPENTIER (1782-1858), lui aussi orfèvre à Passy sur Eure pour les facteurs d'instruments de musique de la Couture-Boussey.
J.C. CARPENTIER avait enregistré son poinçon d'argent au bureau d'Evreux le 22 juillet 1812 et gérait l'ensemble de la production de clés, fabriquées par les clétiers de la région mais visiblement il en fabriquait lui-même, aidé par des ouvriers dans son atelier.
Plaque d'insculpation du bureau de garantie d'Evreux et poinçon de J.C. CARPENTIER
Lorsque l'on étudie la formation des clétiers on se rend compte qu'ils étaient plutôt mécaniciens de formation et spécialistes du métal, mais lorsqu'ils travaillaient l'argent ils étaient généralement orfèvres et cela s'accentuera encore lorsqu'il s'agira de réaliser des flûtes en argent. Ceci est valable pour des facteurs comme Bonneville, Rive etc... qui ont commencé leurs activités comme bijoutiers et fabriquaient des clés pour Godfroy ainé et Louis Lot avant de fabriquer des flûtes en métal et en argent. Dans leur métier d'orfèvre ils avaient pris l'habitude de poinçonner leurs ouvrages en argent.
En
1840, il est installé à Paris comme fabricant de clés d'instruments de musique
au 28 rue Jean Jacques Rousseau et remporte en 1844 une médaille de bronze pour
sa première participation à l'exposition de Paris pour ses flûtes, distinction
renouvelée en 1849. "Breton,
médaille de bronze 1844, flûtes Boehm grandes et petites, perfectionnées et de
différents modèles, flûtes ordinaires, clarinettes et hautbois de tous genres,
flageolets, etc….envoie en tous pays, J. J. Rousseau 28". (Bottin
1846)
C'est lui qui réalisera le clétage Boehm en argent de cette formidable flûte en cristal vert :
Flûte Boehm système 32 en cristal et argent de Claude LAURENT réalisée en 1844 (Collection Dayton Miller DCM11)
Il avait déposé son poinçon d'argent le 11 novembre 1840 à Paris.
Il existe également une autre flûte en cristal avec un système Boehm en argent. Daté de 1841 cet instrument appartient au Musée de la musique de Rome. Nous serions très intéressé de savoir si le clétage a été réalisé par J. D. BRETON ou par N.P. BELORGEY. Nous n'arrivons pas à contacter ce musée et n'arrivons pas à obtenir l'information. Si vous avez des contacts dans ce musée ou des informations sur cette flûte, vous pouvez nous aider.
Flûte cristal Boehm de C. LAURENT de 1841 du Musée de Rome.
Il participe dès 1844 à l'exposition de Paris et y présente des instruments qu'il fabrique : " grandes etpetites flûtes ". Il apparaît dès 1846 dans le Bottin non seulement pour la fabrique de clés d'instruments : " clefs nouveau et ancien système " mais également pour la fabrication d'instruments : " flûtes Boehm grandes et petites perfectionnées et de différents modèles, flûtes ordinaires, clarinettes et hautbois de tout genres, flageolets, 28 rue J.J. Rousseau ".
Hautbois à 11 clés de Breton. Coll. MIM de Bruxelles 1984 037
Il est présent à l'exposition de Paris en 1849 et présente une petite flûte Boehm. Il devait à cette période, sans doute plus être clétier que facteur puisqu'il apparaît dans le Bottin comme fabricant de clés. Nous avons répertorié des flûtes de Martin frères et de Thibouville portant un clétage de J. D. BRETON et correspondant à cette période (vers1845). Bien sûr il travaillait également pour Claude LAURENT en tant que clétier.
Il est à noter qu'avant 1850, c'est-à-dire avant le décès de Claude LAURENT (20 juin 1849) il ne mentionne jamais d'instruments ou d'embouchures en cristal dans ses publicités. C'est à partir du Bottin de 1850 que cette fabrication est nommée : " flûtes Boehm , gr et pet, flûtes ordinaires, clarinettes et hautbois, cors anglais, bassons et flageolets perfectionnés etc....garnitures intérieures et extérieures, instruments en cristal, becs de clarinettes et d'instruments de cuivre, flûtes de cristal de tout genre ....."
Nous pensons qu'il est excessif de dire que J.D BRETON a été l'éléve et le successeur de Claude LAURENT. Il a sans doute en collaborant avec lui dans la réalisation de clés, acquit un savoir-faire pour le travail du cristal, mais en fait cela ne devait pas lui poser beaucoup de problème puisqu'à l'origine il était bijoutier et orfèvre. De plus le départ de cette collaboration commence vers 1840, époque où C. LAURENT avait 66 ans et arrivait à la fin de sa carriére. Trois flûtes de Claude LAURENT portant une date à partir de 1840 (1841 flûte Boehm cristal, 1844 flûte Boehm cristal vert, 1844 flûte cristal à 8 et 9 clés du musée de Barcelone).
Si on considére cette collaboration entre C. LAURENT et J.D. BRETON au niveau des flûtes en cristal, on s'aperçoit qu'elle a été de très courte durée et principalement pour adapter un système Boehm sur cette flûte de cristal. Toutes les flûtes de C. LAURENT de 1837-38-39 ont des clés réalisées par Nicolas Paul BELORGEY (1803-1873). Seules les deux flûtes système Boehm en cristal de C. LAURENT semblent être le résultat de cette collaboration. Même si nous ne connaissons pas les poinçons d'argent de l'exemplaire du musée de Rome, les analogies de clétage nous laissent penser que le système Boehm en argent a été réalisé par J.D BRETON.
1841 Flûte Boehm du musée de Rome
1844 Coll DCM
La flûte cristal du musée de Barcelone à 8 et 9 clés, a été réalisé vers 1834, malgré la date 1844 gravée sur le tenon de la tête. La patte de Si comporte le P. lièvre 1819-1838 et le poinçon de
Chaudier. Un corps main gauche et une
patte de ré ont dû être réalisés vers
1844 par Breton puisque les tenons et les clés de ces deux
éléments portent les poinçons tête de sanglier et celui de Breton. (Museu de la Musica Barcelone)
Flûte du musée de Barcelone
Alors J.D BRETON successeur ou suiveur de Claude LAURENT ? Nous penchons pour la seconde hypothèse. D'ailleurs il n'a jamais fait mention dans ses publicités de la notion " d'éléve ", ni de " successeur", ce qui aurait pu lui apporter une certaine notoriété s'il l'avait été.
Le nombre de flûtes en cristal réalisé par J.D. BRETON est extrêmement limité. Nous en connaissons trois dont cette flûte à 9 clés de la collection Nydahl à Stockholm qui porte bien la marque de J.D Breton sur une bague et dont les clés comportent son poinçon (1840) également dont les bagues portent le poinçon de N.P. Belorgey vertical (1833-1843) et le poinçon tête de lièvre (1819-1838). Donc les bagues ont été faites entre 1833 et 1838.
Flûte à 9 clés de J.D Breton (coll. Nydahl de Stockholm)
J.D. BRETON aurait acheté des tubes et du matériel de l'atelier LAURENT aprés sa mort. Il existe une deuxième flûte en cristal vert dans la collection Dayton MILLER réalisée pour l'exposition universelle de 1862, ainsi qu'un piccolo systéme Boehm en cristal vert dérobé à André Bissonnet.
Flûte à 9 clés argent en cristal vert. (Coll. DCM)
Il avait eu une fille Marie Elisabeth née le 12 avril 1850 à Paris et son épouse est décédée à 39 ans le 28 janvier 1856 à Paris.
Le 1er octobre 1855 il obtint un brevet de 15 ans pour un Brevet " sur des perfectionnements apportés dans la perce et le mécanisme des flûtes ".
" Les parties modifiées et améliorées sont noircies, la flûte posséde une patte de Si.
A la modification de la clé de Sib (au pouce) présente un double avantage de mécanisme solide, léger élégant et la facilitéde couler rapidement de Si b au Si naturel. La dite clef de Si b se trouvant placée au dessous de la clé d'Ut ; le touché en est par conséquent plus naturel et plus facile ". etc......
Flûte à perce cylindrique de J.D. BRETON Avec détails de la nouvelle marque : Bréveté, clé de Dorus et clé de Si de pouce conforme au brevet. Coll. particulière.
Spécialiste d'embouchure de cuivre et de clarinette en cristal, il obtiendra deux nouveaux brevets de 15 ans : en 1858 pour " des perfectionnements apportés aux embouchures d'instruments à vent en général ". et en 1859 pour des " perfectionnements dans la fabrication de bec de clarinettes ".
Bec de saxhorn en cristal.
Embouchure en cristal bleu. (MIM Bruxelles)
Vers 1868 il déménage au 42 faubourg Saint Martin. A cette époque il vivait avec une certaine Mademoiselle Adéle Ursule DUVAL, célibataire et fabricante d'instruments à vent dont il fera sa légataire universelle dans un testament olographe rédigé le jour de sa mort le 5 octobre 1874 à Paris à son domicile 42 faubourg Saint Germain à Paris.
Testament du 5 octobre 1874
Qui était cette demoiselle, peut-être Adéle DUVAL née le 27 juillet 1828 à Pont Sainte Maxence dans l'Oise et décédée à Paris le 23 mai 1880. (à confirmer)
Bien sûr sa fille Marie Elisabeth BRETON, ouvrière en mode, 24 ans habitant 59 rue de Lanoy à Paris est là ainsi que Adéle DUVAL sa légataire universelle. L'appartement qu'il louait est petit : une cuisine (fenêtre sur cour), une pièce au-dessus avec fénêtre sur la rue, un vestibule donnant aussi sur la cour dans lequel on trouve un petit orgue dans une caisse en acajou avec un pupitre à musique, et une chambre à coucher.
Les experts chargés d'évaluer " le matériel, agencement du fonds de commerce de fabricant de musique exploité par feu Mr BRETON dans l'atelier éclairé sur la rue par deux fenêtres " furent Mrs Martin THIBOUVILLE " fabricant d'instruments de Musique 69 rue d'Argout à Paris " (Martin (II) THIBOUVILLE (1792-1878) et Louis Emile Jérome THIBOUVILLE (1833-1902) fabricant d'instruments de musique 31 Bd de Montmorency à Paris ".
+ Un poële en fonte et un tuyau en fonte 3 frs
+ Une meule et sa monture en bois 2 frs
+ Un tour avec ses outils et accessoires 2 frs
+ Un établi à travailler et une presse à marquer
avec un vieux banc à tirer 25 frs
+ Un étau en fer sur un billot en bois, un petit souflet
de forge, deux lampes à tringles, une fontaine,
boites et menus objets 12 frs
Marchandises et outils :
+ Deux flûtes en cristal, un flageolet, une clarinette
et quatre autres flûtes de diverses grandeurs et
divers accessoires. 140 frs
+ 5 étuis pour instruments de musique 3 frs
+ Un instrument en cuivre 12 frs
+ Un lot de tubes en métal et en bois 12 frs
+ Un lot d'instruments en bois 1 frs
+ 4 tubes en verre et parties de vieux instruments
un lot d'outils 60 frs
+ Un lot de becs en cristal 15 frs
+ Un autre lot de becs en cristal 50 frs
+ Un lot de tiges en cuivre pour embouchures 20 frs
+ 13 moules en fer pour embouchures et autres
ustenciles pour la fonte des becs 700 frs
Estimation du fond de commerce.
Compte tenu du chiffre d'affaire et des clients le fond de commerce est estimé à 0 frs
Visiblement J.B. BRETON n'avait pas fait " fortune " et vivait sans doute d'expédient à la fin de sa vie. " il n'y avait aucun argent dans la caisse, aucune commandes non payées seulement des dettes (il devait 270.75 frs à Martin THIBOUVILLE) et avait gagé au Mont-de- Piété sa montre en or......Les seuls éléments de valeurs dans cet inventaire sont les moules qui servaient à faire les embouchures ". Effectivement les instruments portant la marque de BRETON sont rares dans les collections actuelles.
Flûte en argent massif de Breton Collection RP
Pour la petite histoire sa fille Marie Elisabeth BRETON avait pour compagnon William STAR anglais artiste de cirque.
Et c'est leur fille Louise Star née en 1871 à Cherbourg qui jouait le rôle de trapéziste dans le numéro fait avec son père.
Nous l’attendions tous avec impatience et avec grand intérêt cette thèse de Montserrat Gascon Castillo sur ce si célèbre et bien inconnu facteur de flûtes en cristal : Claude Laurent. Et bien il faut le dire et le faire savoir, nous ne sommes pas déçu et complètement enthousiaste. Quel beau travail....même si nous sommes obligé de nous mettre au catalan (Mais aujourd'hui il y a de super outils sur internet) et Montserrat est en train d'organiser une traduction en anglais et a accepté de faire un article en français dans le Larigot qui paraîtra dans un prochain numéro. Cette thèse est une référence pour évoquer l'évolution de la flûte française. En tout cas : Bravo et merci à Montserrat pour ce travail plus que complet.
Non seulement Montserrat nous permet de connaître le travail de cet exceptionnel facteur, mais nous fait redécouvrir le son de ces flûtes en les faisant sortir de la case dans laquelle les musicologues les avaient enfermées : "Cadeaux de prestige sans intérêt musicale"car en tant que flûtiste elle les joue en concerts.
Nous n'allons pas revenir sur les raisons de l’utilisation du cristal et sur la vente de ces instruments à des personnages illustres que nous avons traités dans ce blog........
Dans sa thèse Montserrat nous explique comment elle a commencé à s’intéresser aux flûtes de Claude Laurent. Il existe au musée de Barcelone deux flûtes de ce facteur, et Roma Escalas son directeur à décidé en 2010 de faire restaurer ces instruments et de lui demander de les jouer après cette restauration. Après ce concert et cet essai elle a voulu en savoir plus sur son fabricant.
Flûte à 8 clés de 1839. (Musée de Barcelone)
Son travail s'est orienté dans trois directions :
La première : Recherches biographiques sur Claude Laurent.
Deuxièmement : Développer les éléments qui montrent que le rôle de Claude Laurent dans le développement de la flûte française a été sous estimé.
Troisièmement : Répertorier l'ensemble de ses instruments.
Biographie de Claude Laurent.
On ne savait pratiquement rien sur Claude Laurent sinon qu'il était horloger et qu'il était né à Langres.
En fait il est né le 4 décembre 1774 à Saint Maurice les Langres en Haute Marne. Son père Etienne Laurent (1744-1804) était marchand et aubergiste à la ferme de "La Folie", sa mère était Anne Juy (1740-1775) et avait 7 frères (4) et sœurs (3). Sa mère Anne meurt quelques mois après sa naissance, son père se remarie avec Marguerite Maillard (1756-1805) et aurons dix enfants.
Pour en savoir plus sur la généalogie de Claude Laurent consulter : L'arbre généalogique de Cédric Touvet de Nancy.
Comment C. Laurent est devenu horloger, on ne le sait pas, en revanche ce que l'on sait c'est qu'il devait être particulièrement compétent puisqu'en 1794 à 20 ans, il était Membre suppléant du jury chargé de décider les questions relatives au nouveau système horaire.
Pendule squelette. Émaux de Coteau. Mouvement
de Laurent donnant les heures décimales et duodécimales
jours de la décade, quantième et mois républicain, mois
grégoriens. Vers 1794.(Genève Antiquorum)
De quoi s'agit-il ? A la révolution en 1789 on comptait en France 2000 unités de mesures différentes sur le territoire. Les cahiers de doléances demandant de résoudre ce point : "On ne veut plus deux poids, deux mesures", le 30 mars 1791 l'assemblée Constituante adopte l'échelle décimale pour l'ensemble du système qui conduit au "temps révolutionnaire décimal" : journée de 10 heures, 100 minutes, 100 secondes, une heure décimale était égale à 2 heures 24 minutes. Ce temps révolutionnaire ne fut pas très populaire mais il fut officiellement en vigueur en France du 5 octobre 1793 au 7 avril 1795. Cet épisode montre que Claude Laurent était un horloger expert mais aussi "révolutionnaire".
Pendule c. 1805 Signat: Laurent à Paris
(The Redding Archives. Gündisau, Suïssa )
Il s’avère que notre horloger était un flûtiste amateur amoureux de musique ce qui expliquerait son travail sur la flûte. Dès le début des années 1800 il avait déjà conçu sa flûte en cristal qu'il fit breveter en 1806. On découvre dans la thèse de Montserrat une flûte datée de 1805. Cette flûte possède déjà une clé de Ré # à bascule.
Flûte de Laurent datée de 1805, à 4 clés et deux corps de rechange.
(Coll. G. Pöllitsch)
Il participe régulièrement aux expositions de Paris ; il obtient en 1806 une médaille d'argent de deuxième classe pour ses flûtes en cristal, mais également en 1834, 1839 où en plus de ses flûtes en cristal il présente des flûtes en bois et 1844 il ajoute des becs de cristal pour clarinettes et des embouchures pour cuivres.
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