Ce Blog est destiné à favoriser la réalisation d'articles sur les facteurs, marchands de musique, luthiers, en mettant à disposition une collection de documents sur ces sujets.
This Blog is intended to facilitate the realization of articles on music instruments makers, music goods sellers, stringed-instrument makers, by giving a collection of documents on these subjects.
Ce
facteur très intéressant nous fait découvrir le petit village de Saint Cirq
Lapopie dans le Lot, berceau de nombreux tourneurs spécialistes de la
fabrication de boutons et de robinets pour les tonneaux du bordelais.
Marque 1 de Pierre Labro, la plus ancienne.
Signature de Pierre Labro
Pierre
LABRO est né en
1744 dans un petit village du Lot, Saint Cirq Lapopie. Son père Pierre LABRO était moulier
(moullier), c’est-à-dire fabricant de moules pour boutons, une des spécialités
de ce village.
Saint Cirq Lapopie dans le Lot
« Le bourg médiéval de
Saint-Cirq Lapopie, qui compte 13 monuments historiques est l’un des plus beaux
villages de France. Accroché sur une falaise à 100 mètres au-dessus du Lot,
Saint-Cirq Lapopie constitue l’un des sites majeurs de la vallée du Lot. Les
rues, où s’ouvrent des arcades d’échoppes, conservent le souvenir des activités
artisanales qui firent la richesse de Saint-Cirq. Peaussiers de la rue de la
Pélissaria, chaudronniers de la rue de la Peyrolerie et surtout tourneurs sur bois ou roubinetaïres, dont les ateliers produisaient les
moules à boutons, écuelles, gobelets et robinets detonnellerie ».
« L’industrie du tournage sur bois vit le jour au XVème siècle après la
Guerre de Cent ans, lorsqu’on s’est aperçu que le bois du Causse fournissait
une large variété de ce cher matériau. Son succès est tel, qu’en 1810,Saint-Cirq Lapopiecomptait 38 tourneurs sur bois destinés à
créer principalement des robinets de tonneaux à vins, transportés par la suite
en gabare sur le Lot, jusqu’à Bordeaux ».(Site de Saint Cirq
Lapopie)
Planche de l’encyclopédie
concernant les Mouliers
« La vignette représente la
boutique d'un boutonnier faiseur de moules, avec des ouvriers occupés à
différentes manœuvres. Fig. 1 ; 2. Deux ouvriers qui scient des morceaux
de bois d'où l'on emportera les moules avec les perçoirs. 4. Ouvrier ; ouvrière qui font des moules de bouton à
l'archet. 7. Ouvriers au tour. Bas de la
Planche. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Perçoirs, les uns pour pratiquer au moule de
bouton les différents trous dont il doit être percé; les autres pour lui donner
en même temps, soit en - dessus, soit en - dessous, ses différentes formes
concaves ou convexes etc... . ».
Roubinotaires de Saint-Cirq Lapopie
Tous les membres de la famille
Labro travaillaient soit comme mouliers ou tourneurs, donc nous pouvons
supposer que Pierre Labro a été formé dans sa famille comme tourneur, avant
sans doute de partir pour un tour de France. Nous n’en connaissons pas les
étapes, mais il a dû passer quelques années chez un (ou plusieurs)
facteur d’instruments de musique car au vu des instruments conservés, il
maîtrisait parfaitement leurs fabrications. On le retrouve à Sedan en 1777 où
il se marie avecMarie BOCART. Ils auront au moins 8 enfants
dont trois garçons dont deux seront musiciens.
Signature d’Antoine Labro qui
signe en ajoutant le nom de son épouse
pour se différencier de ses
frères.
Antoine LABROest né le 18 mai 1779 à Sedan il
sera musicien à Sedan et à Charleville ; il se marie à Madeleine
D’HIVER en 1800. Ils auront six enfants.
Comme ses frères Alexis Labro
ajoute à son nom celui de son épouse.
Jacques Alexis LABRO est né le 27 février 1782 à
Sedan et sera musicien dans cette ville et à Charleville. Il épousera Marie
Jeanne DUBOIS.
Signature de Charles Nicolas
Labro.
Charles Nicolas LABRO est né à
Sedan le 3 novembre 1783 et sera tailleur d’habits dans cette ville. Il
épousera Louise Alexandre POLET la fille d’un aubergiste de Sedan et auront 10
enfants. Pierre Labro devait être un bon
père et grand-père, car il était présent comme témoin à chaque naissance de ses
petits-enfants. Il exerça son métier de luthier, facteur d’instruments d’abord
place d’Armes à Sedan.
Si l’on regarde les marques des
quatre instruments à notre disposition, elles sont toutes différentes, la plus
ancienne (à notre avis, donc vous avez le droit de ne pas être d’accord), avant
1789 (Fleur de Lys) est lamarque 1(voir le début de
l’article) : « LABRO/étoile six branches (ou soleil) E6b/fleur de
lys/E6b » où la fleur de Lys est entourée par l’E6b ; marque de deux
corps de clarinette en La dont nous n’avons pas le corps du bas ni le pavillon
donc pas la marque mentionnant Sedan, le barillet sans marque.
Trois parties de clarinette sans
clés, manque le corps du bas et pavillon.
(Marque 1- collection RP)
La marque 2d’une
clarinette en Ut à 5 clés. (Collection Denis Watel- Source « Le livre d’or
de la clarinette »). « Fleur de Lys/E5b/Labro/E5b/Toison
d’or/E5b/ASEDAN/E5b/ 3 étoiles/soleils 6 branches ». Cette marque doit
être avant 1789, mais la toison d’or est venue s’ajouter à la marque.
Marque 2 d’une
clarinette en Ut à 5 clés
La marque 3 d’une clarinette en La, à 5 clés
de notre collection : « Fleur de Lys/E6b/LABRO/E6B/Toison d’or/A
SEDAN ».
Marque 3 d’une clarinette en La a
5 clés.
La marque 4 d’une flûte à 1 clé
de notre collection : « E6b/LABRO/E6b/A SEDAN/E6b/Toison d’or/E6b ». Il n’y a
plus de fleur de Lys, donc après 1789.
Marque 4 d’une flûte à une clé. "Collection RP"
Ces marques mêmes si elles
comportent les mêmes signes : Fleur de Lys, Toison d’or….sont variées ; alors
est-ce dû à la fantaisie de notre facteur ou est-ce que cela a un sens ? Nous
ne pouvons le dire. Peut-être que des spécialistes pourraient nous en dire plus
: Alors José, Denis, Jean .....nous attendons vos commentaires.
La seconde adresse de Pierre
Labro après 1799 est la rue Maqua au 219.
La rue Maqua en 1900.
Pierre LABRO était un facteur du XVIIIème
siècle, on peut le voir à travers certains détails de ses instruments :
Ressorts fixés dans le bois et non rivetés aux clés, le bulbe de notre flûte.
Clarinette en La. Détail du
ressort d'une Clé.
Patte d’une flûte à 1 clé.
(Collection RP)
Certains détails très spécifiques de ses instruments permettront peut-être de voir dans quels
ateliers il a pu faire son apprentissage : Lyonnais ? Parisiens ? Par exemple
cette clé en argent et le bulbe de la flûte ci-dessus, le système des tirettes
des longues clés de notre clarinette en La, l’encoche d’une clé de cette même
clarinette etc….
Si vous avez une idée....ou même
plusieurs n'hésitez pas.
Système des tirettes des longues
clés d’une clarinette en La. (Collection RP)
Encoche sur une clé d’une
Clarinette en La.
Peu d’instruments de ce facteur sont connus ; nous en avons
décrit quatre. Selon Albert R. Rice il existait
une clarinette alto à six clés dans un musée de Berlin. Mais
malheureusement cet instrument a été détruit pendant la seconde guerre
mondiale. Mais toujours selon A.R. Rice elle était très proche d’une clarinette
d’amour de JEANTET, facteur bien connu de Lyon du musée de la musique de La
Villette.
Jeantet clarinette d’amour à 8
clés. (Collection Musée de la musique de La Villette)
Il existerait un corps anglais
dans la collection Samary et une clarinette à 5 clés dans la collection
Shackleton.
Pierre LABRO est décédé à 68 ans
le 12 mai 1812 à Sedan rue Maqua.
Généalogie Labro. Cliquez pour
agrandir.
Nous n’avons pas encore trouvé la
descendance d’Antoine Labro ni celle de Jacques Alexis Labro ; leur métier de
musicien a fait qu’ils se sont beaucoup déplacés. En revanche celle de Charles
Nicolas Labro est parfaitement connue. Parmi ses dix enfants, Charles Nicolas
Labro dit Labro Aîné, né le 19 octobre 1810 à Sedan, fera carrière dans la
musique. Il étudie la contrebasse au conservatoire de Paris avec Louis François
Chaft (1780-1856), professeur au conservatoire de Paris de 1832 à 1853, obtient
un second prix en 1833 et son premier prix en 1835. En 1843 il rentre à la
société des concerts et jouera dans l’orchestre de l’opéra-comique jusqu’à sa
mort. Professeur de contrebasse au conservatoire de Paris de 1853 à 1882, il
est connu pour sa méthode de contrebasse. Il est décédé à 72 ans le 28 mai 1882
au 78 rue Lafayette.
Méthode de contrebasse de Charles
LABRO.
Antoine Auguste LABRO dit LABRO
Jeune est né le 13 janvier 1817 à Sedan, comme son frère il sera contrebassiste
à l’opéra de Paris de 1844 à 1864 (Second prix en 1837 et premier prix du
conservatoire de Paris en 1838). Marié à Augustine Elisabeth KIESGEN, il
décédera à 70 ans le 14 juin 1887 au N°
120 rue du Faubourg Saint Martin. Marie Jeanne Henriette LABRO est née le 11
octobre 1822 à Sedan ; elle épouse en 1847 à Paris Louis KIESGEN (1818-1893)
facteur de pianos et frère de l’épouse d’Auguste LABRO. Ils auront un fils
Auguste KIESGEN (1850-1896) qui sera Maître de Chapelle de Notre Dame de Paris
de 1873 à 1875, puis après en 1879 maître de chapelle et organiste de l’église
Saint Bernard à Paris.
Deux beaux numéros du "Larigot" pour "le prix d'un".....Pour ceux qui sont abonnés a notre association ACIMV ou qui souhaitent s'abonner : Le site de l'ACIMV.
Le numéro 61 :
Avec au sommaire :
- La star du numéro : Flûte traversière à douze clés de Tulou par José Da Silva
- Complément à l’article du Larigot 59 : Les saxophones « système Romero » et assimilés par Jean-Jacques Bona
- Complément à l’article du Larigot 60 : Duplication des clés graves du saxophone et « système Boehm » par Marten Postma
- Essai sur la datation des ophicléides par Jérôme Wiss
- Société des Amis d’Instruments Anciens de Musique (GEFAM) par Ulrich Halder
- Deux cromornes du XVIe siècle par Philippe Allain-Dupré
- La ténora et le tible : des instruments catalans ? parNúria Bonet Filella
- À la recherche de Claude Laurent parMontserrat Gascón
Pour ses 30 ans, l'ACIMV fait un beau cadeau à ses adhérents...
En effet, avec le Larigot 61, tous les membres de notre association recevront le Larigot spécial XXVIII. Un bel ouvrage tout en couleur de 52 pages retraçant entre autre l'historique de l'ACIMV et un résumé de son anniversaire qui eut lieu à La Couture-Boussey. Alors, n'hésitez plus et adhérez à notre association...
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Décès de Claire Soubeyran
Nous venons d'apprendre le décès de Claire Soubeyran, bien connue dans le monde des collectionneurs, flûtistes et musiciens. Elle avait eu la gentillesse de nous aider dans nos articles sur Tulou et Nonon puisqu'elle fabriquait des instruments sur les modèles de ces facteurs. Toutes nos sincères condoléances à sa famille et ses amis.
Flûte réalisée par Claire Soubeyran sur le modèle de Tulou.
"Flûte en ré, en bois d'ébène ou en grenadille (cocuswood). Avec barillet d’accord à 5, 6 ou 8 clés avec patte de ré ou patte d’ut. Clés longues en bronze argenté (pour plus de rigidité), clés courtes en argent.
Diapason : 438, 440, 442 Hz.
Caractère : Toute la distinction et le brillant de ce qui inspirera l’école française de la flûte. On peut considérer le modèle Tulou comme la flûte romantique portée à sa perfection : timbre riche, intonation très fiable, grande aisance dans l’aigu. Confort, souplesse et efficacité caractérisent la mécanique de cet instrument.
Répertoire : très satisfaisante à l’orchestre comme en musique de chambre. BEETHOVEN, SCHUMANN, MENDELSSOHNN, BERLIOZ, BRAHMS, MAHLER, BRUCKNER...
Trois flûtes originales m’ont servi à mettre au point ce modèle (merci à Laurent Kaltenbach et à Liane Ehlich)
Jean Louis Tulou, Paris (1786-1865) : flûtiste virtuose célèbre pour sa méthode et pour son apologie de la flûte conique. Facteur d’abord associé à Nonon, ses flûtes seront copiées et jouées dans toute l’Europe du XIXe siècle"
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Vente à Drouot le 24 avril : Son et Musique.
Etude Chayette et Cheval.
Cette vente très intéressante comporte non seulement des instruments, comme ce superbe Hautbois du XVIIIéme siècle de Deschamps à Paris......
.....de nombreux documents, gravures, partitions.....mais sera l'occasion, également, de disperser de nombreux documents et témoignages sur Maurice Maréchal le célèbre violoncelliste né en 1892 en Bourgogne, qui obtint son premier prix du Conservatoire en 1911 avant d'être engagé dans la grande guerre de 1914-1918. Après ce conflit il aura une carrière mondiale de soliste mais aussi de professeur. Pourquoi souligner cette vente ? Parce que ma sœur Huguette Morin a été l’élève de ce grand maître et qu'il est émouvant de voir disperser tous ces souvenirs.....Espérons qu'ils terminerons dans de bonnes mains.
Maurice Maréchal (1892-1964).
C'est l'occasion de découvrir également que les mémoires de guerre de Maurice Maréchal sont conservées au Musée de la musique ainsi que le violoncelle fabriqué à partir de caisse de munitions : dit "le poilu".
Cette épopée a donné un livre écrit par Luc Durosoir........
.......Ainsi qu'une nouvelle aventure, dans le cadre des commémorations faites pour célébrer le centenaire de la grande guerre : la réalisation d'une copie faite du "poilu" par le luthier Jean Louis Prochasson, pour refaire sonner cette musique plus forte que la guerre.
C'est un trombone contrebasse à 3 à 5 pistons ou palettes en
Fa ou en Si b". Cimbasso, viendrait (non pas du Brésil, genre bossa) de
"corno in basso" (ce n'est pas une insulte), et il a été
utilisé au début du XIX siècle dans les opéras de Bellini,
Verdi, Puccini...
En fait les parties de trombones dans le
"très grave" étaient jouées par des instruments variables, selon
les pays genre ophicléides, ou "truc comme celui illustré en
dessous"
Il parait
que vers 1881, un certain Peletti, fabricant de son
état à Milan, a enfin trouvé la solution....et l' on arrive à ce que joue Monsieur Johnson.
Et je concluais ce "super article" écrit en 2009, mais remis rapidement à jour par : "Enfin
pour conclure, comme vous pouvez le vérifier, il est temps de trouver un
spécialiste des cuivres qui si colle pour faire un blog en français......alors allez
y....c'est pas compliqué, cela ne prend pas plus de temps que de
faire un mail. Alors le club du Larigot ?"
Et vous voyez je n'ai toujours pas été exhaussé. Alors je suis toujours obligé de "pomper" dans de super sites étrangers comme celui de Historic Tromboneou j'ai trouvé cette photo de Nicolas Eastop tenant un trombone contrebasse de Oller réalisé en 1639 du musée de la musique de Stockholm. Ecoutez le son de cet instrument me permet de faire comprendre à mes voisins ce que nous avons enduré pendant un an, pendant leurs travaux grâce à leurs percuteurs, perceuses.....
......ou celui de
Un spécial coup de cœur pour le site de :Will KIMBALL
Et ensuite le Cimbasso c'est " super beau
" surtout pour le jazz, quand c'est joué par Mattis Cederberg,
sur un arrangement de Helge Albin.
Et il y a des tuyaux bizarres .
Le Cimbasso a de drôles d'effets secondaires ? Et comme le nombre de lecteurs du blog baisse .....on va essayer une autre technique.
Le Cimbasso rend fou......Il y en a même un qui a démonté sa chaudière pour en jouer sur scène ?
Deux sociétés ont été crée à Avignon par deux frères : en 1875 Joseph Autiéro, luthier né en Italie à Teano le 31 décembre 1858 et en 1876 Gaëtan Autiéro né en 1853 qui prit la suite de la Maison Abeille à Avignon.
Ces deux luthiers nés à Téano prés de Caserte en Italie étaient arrivés avec leur père Paride Autiéri (Naples 1829-Avignon 1909) lui aussi luthier et ébéniste et leur mère Carmina Lambiasi à Avignon après la guerre de Crimée. Installés comme luthiers tous les trois ils développèrent le commerce de musique en Avignon.
Teano (Italie), province de Caserte près de Naples.
Gaëtan(o) Autiéro (Autiéri) (1853- ), frère aîné se marrie le 15 avril 1885 à Avignon avec la fille d'un riche agriculteur de Pernes les Fontaines, Marguerite Antoinette Prat. (1853-1919).
Gaëtan AUTIERO.
Marguerite PRAT;
Ils eurent au moins cinq enfants dont trois garçons :Jean Gualbet Frédéric Autiéro (1887-1965) qui sera musicien et dont nous reparlerons, Joseph Marius Autiéro (1891-1945), Marcel Jean Roch Autiéro (1893- ). Gaëtan et Joseph sont dans un premier temps installés rue de Saunerie en Avignon, puis vers 1897 ils changent pour les 28 et 30 rue des Marchands.
Signature de Gaëtan AUTIERO en 1891.
Ils exercent d'abord le métier de luthier puis après sont marchands de musique et de pianos comme on peut le voir pour cette guitare de René Lacotte de 1829 réparée en 1896 par Gaëtan Autiéro.
Marque d"une guitare de René Lacote réparée en 1896
par Gaëtan Autiéro. (collection Andreas Schlegel)
Quant à Joseph Autiéro il avait épousé Françoise Virginie Charbonnier (1859- ) la fille d'un expéditeur de commerce, dont il aura 5 enfants dont un fils Victor Antoine Autiéro (1887-1972) qui lui succédera.
Signature de Joseph Autiéro.
Les frères Autiéro ont obtenu une médaille d'argent et une de vermeil aux expositions industrielles et nationales à Carpentras en 1891 et une autre médaille d'or à l'exposition internationale de Cannes en 1892.
Facture de Joseph Autiéro datée 1896.
Bien sur ils vendaient toutes sortes d'instruments et étaient également marchands de pianos.
Marque d'une flûte Thibouville vendue par Joseph AUTIERO.
Ils sont installés en 1910 pour Gaëtan 18 rue de la République et pour Joseph 5 rue des Marchands et 20 rue de la République. Arrive la grande guerre et nous passons à la génération suivante.Frédéric (Jean Gualbet) Autiéro (1887-1965) le premier fils de Gaëtan AUTIERO à fait des études musicale (corniste) d'abord à Avignon puis ensuite à Paris où il obtiendra un premier prix. A la même époque il fait son service militaire jusqu'en 1908 où il revient pour tenir le magasin familiale.
Durant ses études musicales à Paris il étudia également l'écriture musicale pour laquelle il avait un certain don. Il avait épousé le 11 août 1906 Hélène Marthe Chastel et eurent trois enfants : Jean Lucien Charles Autiéro (1905-) dont nous reparlerons,Roger Gaëtan Marie Autiéro (1908-1942), violoncelliste qui décédera à 33 ans à Nyons,Marie Jeanne Joséphine Autiéro (1910- ) qui sera pianiste. Il fait la grande guerre au 14 ème régiment de chasseur et termine la guerre dans une unité non combattante avant d'être démobilisé le 8 novembre 1924, pour installer un magasin de musique à Nyons dans la Drôme, rue Nationale. A la fin de la guerre il rencontra sa future seconde femme Justine Antoinette Sinard, qu'il n'épousera qu'en 1950 après la mort de sa première épouse, car il ne divorcera pas. En plus de son magasin de Nyons qu'il tiendra jusqu'à sa mort le 25 mai 1965 à Nyons, ses leçons de musique, il écrira des opérettes.
Une des opérettes les plus connues de F. Autiéro.
A partir de 1919 le magasin d'Avignon de Gaëtan Autiéro fut repris par André Marius Montagard (Paris 1888-Avignon 1965), Gaétan ayant suivi son fils à Nyons.
Papier à en-tête d'André Montagard successeur de Gaëtan Autiéro et fils.
André Montagard était un parolier célèbre parce qu’après son passage à Avignon il réalisa quelques succès dont le très connu "une partie de pétanque" et surtout.....Il est l'auteur du célèbre Hymne à la gloire du Maréchal Pétain : "Maréchal nous voilà".
Vers 1927 André Montagard quitte Avignon et c'est le fils de Frédéric Autiéro, Jean (Lucien Charles) Autiéro qui reprend le magasin comme il explique dans une lettre envoyée à Gaudet Deslaurier. D'après cette lettre Jean était le beau frère d'André.
Lettre de Jean Autiéro expliquant à Gaudet Deslaurier
qu'il reprend le commerce d' André Montagard;
(Collection RP)
Jean Autiéro exercera à Avignon jusqu'en 1945 avant de s'installer à Nice où il collabora avec Couesnon pour améliorer leurs saxophones et réparera les instruments des musiciens du festival de Jazz d'Antibes.
Lettre à l'en-tête de Jean Autiéro. (Collection RP)
Quand à Joseph Autério, c'est son fils Victor (Antoine) Autiéro (1887-1972) qui lui succéda. Après des études musicales il fit son service militaire en 1905 et s'engagea au 7 ème génie. Sapeur musicien jusqu'en 1909, il s'engage comme sergent en 1914, blessé il est réformé en 1915. Son père meurt en 1919 à 60 ans et Joseph reprend l'activité du magasin jusqu'à la guerre de 39-45. Il est décédé en Avignon en 1972.
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