lundi 12 avril 2010

Les NOBLET tourneurs et luthiers à La Couture 1728 à 1904.

Nous avons traité dans notre article précédent la "famille LEBLANC", grâce aux documents que nous avaient transmis C. et N. CHENESSEAU. Cette famille avait pris la suite de la Maison NOBLET. Nous avons reconstitué la généalogie de cette famille liée notamment aux LOT dans notre base de données, donc si cela vous intéresse : cliquer sur les liens suivant :

http://www.planete genealogie.fr/RP6/base_gene_la_couture_boussey_facteurs_musique/fiche/individu/?IndiID=2810

http://gw5.geneanet.org/index.php3?b=rp8&lang=fr&m=N&v=NOBLET


L'article de Denis WATEL : Les premiers facteurs de clarinettes à La Couture entre 1760 et 1820 parut dans Le Larigot de septembre 2009, fait un point complet sur les marques trouvées sur les instruments et les différents membres de la famille.

Nous avons rassemblé dans le scan ci dessus, les marques NOBLET, dont certaines ne sont pas attribuées. (si vous cliquer sur le scan, vous verrez les marques, même si le document n'est pas de très bonne qualité. Pour les abonnés au groupe Yahoo du Larigot, elles figurent toutes dans la rubrique photo).

Cet article "incomplet" et "dynamique" vous est proposé, pour essayer de compléter (marques, données...) et de "finaliser" les infos sur cette famille.

Donc pas d'hésitation....critiquer, compléter, nous modifierons l'article au fur et à mesure.

Le premier de la saga NOBLET est Clair NOBLET père (1728-1805) tourneur et luthier à L.C (marque (1) NOBLET)*. Son père était laboureur et avait deux frères tourneurs : Martin NOBLET (1730-1796), lié par son mariage à la famille GODEFROY et Jean NOBLET (1722-?). Clair NOBLET père avait épousé Marie Catherine GIRARD (1735-1786) veuve de François LOT III (1728-1761), peignier à L.C.

Parmi les 7 enfants de Clair NOBLET père, trois fils seront luthiers et une fille, Catherine NOBLET (1770-?) épousera un luthier de la famille LOREE. Ces trois fils sont :

1) Clair NOBLET jeune (1764-1830) luthier dont la marque est : NOBLET fils * et qui épousera Elisabeth LECOQ (1764-?). Ils auront 10 enfants donc quatre filles survivront. Trois épouseront des luthiers : Marguerite NOBLET (1796-1828) mariée à Nicolas GODFROY (1795-?) luthier ; Marie Françoise Elisabeth NOBLET (1799-?) mariée à Thomas HEROUARD (1800-?) luthier ; Marie Anne NOBLET (1809- ?) mariée à Claude LOT (1805- ?) luthier, frère de Louis Esprit LOT facteur de flûtes bien connu.

2) Denis NOBLET père (1768-1839) luthier dont la marque est D. NOBLET*. Ses deux fils sont luthiers :

2 a ) Nicolas Denis NOBLET Aîné (1796-1874) luthier, dont la marque est (5)(6), dans un ovale " D.NOBLET Aîné " * en lettres cursives. Il épouse Marie Anne LATOUCHE (1790- ?) ; ils auront trois enfants dont une fille Marie Anne Agathe NOBLET (1820-1901) qui épousera Nicolas Toussaint DESCHAMPS (1815- ?) luthier, et un fils Nicolas Prudent NOBLET (1818-1871) qui sera également luthier, dont nous ne connaissons pas de marque et qui signait toujours : D. NOBLET Aîné fils ; le fait qu'il soit décédé avant son père pourrait expliquer que les deux aient utilisé la même marque, celle du père. C'est le fils de Nicolas Prudent......Denis Toussaint NOBLET (1850-1919) luthier (? marque 10 : D. NOBLET à Paris ***) et fabricant d'instruments de musique qui céda en "1904 les Ets NOBLET à son ouvrier préféré Georges LEBLANC (1872-1959)" ** et qui sera le dernier de la dynastie des NOBLET.

2 b ) Prudent NOBLET jeune père (1798-1861) luthier ( ? marque 7 " NOBLET jeune père et fils" *** ) qui épouse Rosalie AUGER (1802- ?) dont le père Louis AUGER est luthier. Ils auront deux enfants dont Prudent NOBLET jeune fils (1825- ?) luthier. (? marque 9 "NOBLET jeune fils" *** ). Quant à la marque 8 : " NOBLET jne père - fils " en lettres cursives, elle devrait être attribuée à ces deux luthiers, mais elle ressemble sur de nombreux points à la signature de Nicolas Denis NOBLET Aîné ......?

C'est aussi à cette branche de la famille NOBLET que pourrait être rattachée l'association entre Eugène THIBOUVILLE et " BUFFET jeune " ( ? marque 10 : " NOBLET et THIBOUVILLE à Ivry la Bataille" ** et ***) et plus particulièrement à Prudent NOBLET jeune fils (1825- ?) si, comme Constant PIERRE on la situe vers 1863).

En revanche on peut situer la marque 4 : " NOBLET frères * " à l'association des deux frères Nicolas Denis NOBLET Aîné et Prudent NOBLET jeune, vers 1830-1840, période où leurs fils n'étaient pas encore entrés en activité.

3) François NOBLET (1777-1854) luthier, qui épouse Marie Jeanne NOË (1775-1841). Ils n'auront pas d'enfants. Marque 2 " François NOBLET * " et " F. NOBLET * " ......et sans doute cette marque trouvée sur une flûte à une clé, vendue sur ebay le 3/2010 : " coq/ F. NOBLET / A PARIS *** ".

Marque de F. NOBLET (1777-1854)

Photo de Denis Toussaint NOBLET (1850-1919) et de son épouse Amélie CLOMENIL (1852- ?) et de Georges LEBLANC (1872-1959) et son épouse Clémence JEUFFROY (1878-1965).

Pour être complet, il faut citer également Guillaume Rustique NOBLET (1819-1858) qui associé à Paul BIE racheta le 16 mars 1855 le fond de François LEFEVRE, grand spécialiste de la clarinette. ****

Bibliographie : * Marque attribuée par D.WATEL dans son article du Larigot de septembre 2009.

** The New Langwill Index - William Waterhouse.

*** Marque attribuée par nous même d'une façon tout à fait arbitraire...donc à confirmer.

**** Constant PIERRE "Les facteurs d'instruments de musique "

samedi 20 mars 2010

Léon LEBLANC (1900-2000) fabricant de clarinettes à La Couture-Boussey.

L'idée de construire une base généalogique des facteurs d'instruments de musique de la Couture Boussey, fait son chemin et porte ses fruits. La publication de cette base sur généanet et les différents articles écrits sur ce sujet, nous ont permis de rencontrer des généalogistes descendant de facteurs.

C'est le cas de Christian et Nicole CHENESSEAU, cousins de Léon LEBLANC et qui très spontanément nous ont envoyé ces photos, ainsi que la généalogie de leurs familles dans laquelle on trouve des HOTTETERRE, DESCHAMPS, LEBLANC........

Qu'ils soient remerciés pour leur gentillesse

Courrier de 1926, de Georges LEBLANC (1872-1959) à la Maison COURTOIS .
Coll. RP

Photo de 1906 où l'on peut voir Georges LEBLANC, son épouse Laure Clémence JEUFFROY (1875-1965) et Léon LEBLANC à six ans. Coll. N.C. CHENESSEAU.

Usine LEBLANC en 1922. Coll. N.C. CHENESSEAU


Georges (à l'orgue) et Léon LEBLANC (à la clarinette) vérifient la justesse des instruments.
A noter que l'orgue utilisé a été légué au Musée de La Couture.
Coll. N.C. CHENESSEAU.


Si vous voulez consuler la généalogie de la famille Leblanc.

lundi 22 février 2010

Les familles de Tourneurs et de Luthiers de La Couture Boussey.

Tous les amateurs d'instruments à vent en bois connaissent La Couture Boussey et ont visité son Musée. Comme Mirecourt pour le quatuor, La Couture Boussey est le berceau de la facture instrumentale des vents.
La plupart des facteurs, luthiers, fabricants sont originaires de ce petit village ; il suffit de citer quelques noms comme Hotteterre, Lot, Godfroy, Buffet, Martin, Hérouard, Noblet, Noë, Thibouville etc.....
Si de nombreux articles, documents ont été publiés sur le sujet, il n'existe pas de document synthétique sur le sujet même si l'ouvrage de William Waterhouse : "The new Langwill Index" est bien utile lorsque l'on est perdu.


Il existe des ouvrages de fond, comme celui de Tula Giannini, sur les familles Lot et Godfroy, très dense et très bien documenté, qui évoque d'autres familles comme les Noë, les Hotteterre ; des articles comme ceux de François Camboulive, concernant les Thibouville, publiés dans le Larigot n° 17 d'août 1995 et le n° 19 de décembre 1996, ou plus récemment l'article de Denis Watel sur "les premiers facteurs de clarinettes à La Couture entre 1760 et 1820", paru dans le Larigot n° 44 de septembre 2009.

En fait tous ces documents, lorsqu'on les lit attentivement, montrent que ces facteurs étaient, plus ou moins, " tous cousins ". Alors lorsque l'on veut étudier un facteur, ou sa famille mieux vaut savoir utiliser la généalogie.

Par exemple, pourriez vous expliquer les liens entre Isidore Lot et Thomas Lot...et quel Thomas.....Ou combien y a t il de facteurs dans la famille Godfroy ?

Quelle importance me direz vous ? Et bien l'article de Denis montre bien cet intérêt, par exemple avec ces instruments signés : Noblet, Noblet fils, D. Noblet, F. Noblet, François Noblet, D. Noblet aîné, Noblet jeune fils, Noblet jeune père et fils......si l'on veut éviter de dire des bêtises, comme par exemple celle que j'ai faites dans mon article sur Buffet, où j'ai mis une marque d 'Auguste Buffet (1877 - ) pour illustrer Louis Auguste Buffet (fils) (1816 - 1884)....Ils sont sans doute cousins lointains, mais n'ont rien à faire ensemble.

Alors ? Alors j'ai décidé de me faire une base des familles de Luthiers et Fabricants d'instruments de musique de la région de La Couture Boussey avec un logiciel de généalogie, comme on fait pour sa famille. J'y enregistre ce que je lis, comme si je prenais des notes, et j'essaie de l'illustrer avec des marques de Luthiers. L'intérêt ? Retrouver lorsque j'en ai besoin les informations....ce que j'avais du mal à faire avec les articles que je ne retrouvais pas au bon moment.

Voilà je publie régulièrement des mises à jour de cette base sur deux sites de généalogie bien connus :

Généanet : http://gw5.geneanet.org/index.php3?b=rp8

....qui présente l'inconvénient de ne pas publier les photos, c'est pourquoi cette base est publiée

sur Planète généalogique : http://www.planete-genealogie.fr/RP6/

...où là vous verrez les images et un résumé des personnes, mais pas les notes.

Voilà, allez y faire un tour, ce n'est pas "le Pérou", mais un moyen de plus.

dimanche 17 janvier 2010

La partition de Léon PINET, fournitures pour pianos, orgues et harmoniums.

Connaissez vous " la Partition" de Léon PINET ?

En fait il s'agit d'un diapason, composé d'anches libres, par demi ton, disposées dans un sommier, muni d'un soufflet activé par le pied, et qui permet d'obtenir une note continue, en ayant "les mains libres".

Nous avons déjà évoqué l'entreprise de Léon PINET, dans deux articles précédents :

Voir les liens.

http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/10/leon-pinet-et-l-industrie-du-boyau-deux.html

http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/10/maisons-leon-pinet-et-babolat-suite.html

Dans cette lettre (cliquer sur l'illustration pour la voir en agrandissement), il vente les mérites de sa partition, à des fondeurs de cloches : les Fils de G. PACCARD, d'Annecy le Vieux, qui souhaitent acquérir des diapasons pour leurs représentants.

Cette partition vaut quand même 312 francs, avec des outils d'accordage, et 300 francs sans les outils.


Donc les représentants de la Maison de "Cloches" G. PACCARD se contenteront d'un simple diapason chromatique à 35 francs, certes moins juste mais nettement plus économique.
Conclusion : Si vous passez par la Haute Savoie et que vous souhaitez accorder vos instruments, méfiez vous du son des cloches.

samedi 28 novembre 2009

La famille BUFFET : Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune)1789-1864. "The Buffet Family: Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune) 1789-1864".

Préambule (bis) :
Il n'est absolument pas question dans cet article de traité de façon exhaustive l'histoire de la Maison Buffet Crampon. D'autres sont mieux placés (en particulier la société Buffet Crampon) pour le faire. Alors si vous voulez contredire, corriger ou compléter ce document n'hésitez pas.

Louis Auguste BUFFET est né à La Couture Boussey le 6 août 1789. Il est le frère cadet de Denis BUFFET (Buffet-Auger).

Au moment de son mariage le 9 décembre 1813 à Anet avec Marie Madeleine Cadouel, il est luthier et habite à Anet.

Vers 1830, il installe un atelier et un magasin à Paris, 255 rue Saint Honoré. (BUFFET Jeune)

Vers 1834 il réalise en collaboration avec le clarinettiste François Da Costa (1778-1866) une clarinette basse en Ut à quinze clés, puis un peu plus tard une autre en Sib.

En savoir plus sur François Dacosta

Deux exemplaires de ces clarinettes basses existent dans la collection, N. Schackleton, dont une porte une marque différente, de la marque classique : E5b/BUFFET Jne A Paris/ Croix Maltese. En 1838, il change d'adresse : BUFFET Jeune, clarinette, flûtes, flageolets, bassons, hautbois, auteur de la clarinette octave basse, magasin de tous les instruments, fournitures militaires commissions. 4 rue du Bouloi à Paris.

L'année suivante, le 22 janvier 1839, il obtient le brevet pour l'amélioration de la flûte Boehm système 1832, résultat d'une collaboration avec le flûtiste Victor COCHE (1806-1881).

Mais Louis Auguste Buffet est surtout connu pour le travail réalisé, en colla boration avec H. E. KLOSE (1808-1880)pour l'amélioration de la clarinette et l'adaptation des travaux de BOEHM à cet instrument. (Voir le blog de D. Watel : http://clariboles-et-cie.blogspot.com/ ). Il fit le même travail pour le hautbois en collaboration avec P.J.R. SOLER.

En 1840, il ouvre un deuxième magasin : BUFFET Jeune, breveté du roi, fournisseur du Conservatoire et des Théâtres Royaux, clarinettes, flûtes, flageolets, bassons, hautbois, auteur le la clarinette octave basse, magasin de tous instruments, fournitures militaires, commissions : 4 rue du Bouloi et 9 gal. Nemours.

A partir de 1845, son fils (Louis) Auguste BUFFET, né le 15 juillet 1816 à Anet, le rejoint. Il prend progressivement la direction de la Maison et dépose en 1859 et 1862 des brevets pour l'amélioration d'instruments à vent. Son père "BUFFET Jeune" décéde le 30 septembre 1864 à Anet.

Auguste BUFFET décéde le 8 avril 1884 à Paris.

Généalogie de Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune) 1789-1864.

Biliographie identique à l'article sur Buffet Crampon :

http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/11/la-famille-buffet-jean-louis-buffet_30.html.

dimanche 25 octobre 2009

Connaissez vous le Symplexophon?

Les ventes d'ebay sont souvent l'occasion de découvrir des instruments étranges, par ex :

(symplexophon de Weiss, vers 1900 ; collection Richard Pick).

Le Symplexophon.
En fait il s'agit d'un des ancêtres du mélodica actuel. Inventé dans les années 1870, c'est un instrument à anches libres qui était aussi appelé harmonica à clés ou accordéons à vent. On comprend pourquoi, lorsque l'on observe les exemples présentés dans cet article : le premier modèle de Weiss fonctionne comme un harmonica avec un registre lorsque l'on souffle et un autre quand on inspire. Le second modèle est en bois et en cuir, avec un mécanisme qui ressemble à celui de l'accordéon romantique.

Dans le même domaine, on peut citer l' harmonicor inventé par Louis Julien Jaulin en 1861. Baptisé hautbois nouveau, il se voulait un substitut au hautbois ou au cor anglais dans l'orchestre.


Avec 25 pistons, l'instrument chromatique (2 octaves) est organisé en touches blanches et noires à la manière d'un piano.

On peut également citer l' Hohnerette , qui fonctionnait sur le même principe que le symplexophon.

samedi 24 octobre 2009

Maisons Léon Pinet et Babolat. (Suite)

A la suite de notre article sur ces deux Maisons, nous avons reçu le livre des 125 ans de la société Babolat et nous sommes invité par Richard Pinet a visité son entreprise et son musée.

(Document Babolat à Lyon)

Qu' ils en soient remerciés. Nous ne manquerons pas de vous faire un compte rendu de cette visite.

à suivre ........

Article précédent sur les Maisons Léon Pinet et Babolat : http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/10/leon-pinet-et-l-industrie-du-boyau-deux.html

mardi 20 octobre 2009

Les flûtes basses de DJALMA JULLIOT à la Couture.

Bass flutes from Djalma Julliot in La Couture Boussey.
Ce catalogue de 1903, de Djalma Julliot, est vraiment une mine d'or. Si comme moi, vous aviez des difficultés pour bien comprendre les différents systèmes : Borne Julliot, ce catalogue est d'une grande clarté.
Une partie est particulièrement intéressante, celle des modèles de flûtes basses.
Si vous souhaitez voir les illustrations en plus grand, il suffit de cliquer sur la photo, et vous verrez " M. Djalma Julliot et sa flûte en ut grave ". Il fallait avoir le bras long pour jouer de cet instrument.

Les tarifs : si on prend la plus onéreuse, c'est à dire la flûte en ut grave à tête recourbée, en modèle argent premier titre, et présentation "riche".....et tient avec une plaque d'embouchure en or, on se retrouve avec une addition de 1725 ffrs de 1900, soit si j'ai trouvé la bonne conversion : 6000 euros actuels.
Donc j' accchéte....pas vous. En fin si vous trouvez ce type d'instrument, vous pouvez m'appeler à toutes heures du jour et de la nuit, même pendant les vacances.

Pour ceux qui se posent des questions sur le modèle " riche ", ce n'est pas le modèle Rollex, Séguéla :
"Les instruments, Modéles riches, ne forment pas une qualité supérieure, car toutes les flûtes sont irréprochables sous le rapport de la qualité, mais elles sont l'object de soins spéciaux au point de vue du fini, de l'argenture; elles sont munies de couvre-tenons protecteurs, enfermées dans des étuis plus élégants et plus soignés, en bois naturel et gravées aux initiales de l'acheteur sur le tenon reliant la patte au grand corps".
Le 9 juin 2014 : Quelques actualités sur le sujet.
Ce qui est formidable avec internet c'est lorsque l'on souhaite trouver des instruments rares il suffit de faire un article dessus. Je concluais cet article sur les flûtes basses de Djalma Julliot en disant : "si vous en trouvez une appelez moi...."
Et le 12 juin 2010, voilà ce qui était proposé dans la vente de Vichy.....

Ensemble de flûtes de Djalma Julliot provenant du fond de Mr Clément Masson son successeur.
Pour mieux les voir il suffit de cliquer sur la photo.
Cet ensemble est assez extraordinaire, malheureusement il a été dispersé...heureusement quelques amis ont pu en acheter.
Alors dans ce lot il y avait :
N° 300 Cette magnifique flûte basse en ut.

N°280 Flûte basse en ??  mais très longue comme celle que Djalma Julliot tient dans ses mains sur la photo ci-dessus donc en ut grave ?
N°295 Flûte basse en mi bémol.
N°290 Flûte alto en sol. (idem N°270)
N°285 Flûte en la bémol.
N°275 Flûte en la.
N°272 Flûte en laiton.
N°263 Flûte en mi bémol.
 
Alors si vous trouvez des flûtes basses.....


samedi 10 octobre 2009

Claude DEMONNET (1878-1938) fabricant de pianos et aveugle.

Claude Demmonet est né en 1878 ; il perd la vue à l'âge de sept ans. Il apprend seul à jouer de la vielle à roue et remporte à quatorze ans le premier prix du concours de Lapalisse. Plus tard il fabrique des vielles et fonde en 1907 la fabrique de pianos Demonet (un seul n pour la raison sociale) à Vichy, sur des terrains lui appartenant, derrière l'église Jeanne D'arc.

En 1923, il fait construire une usine à quatre étage, en plein centre ville au 11 rue de l'intendance à Vichy et crée des magasins de musique à Vichy (rue Montaret, le magasin existe toujours au même emplacement), à Moulins, à Thiers, à Paris.
L'entreprise Demonet fêtera en 1926 la fabrication de son millième piano.

Cette société fabriquera plus de 5000 pianos et emploiera jusqu'à 100 salariés, avant sa fermeture en 1937, juste avant le décès de Claude Demonnet en janvier 1938.
La ville de Vichy a donné en 1932 le nom de Demonet à l'une de ses rues.
Les Magasins existent toujours : Pianos Demonet, 8 rue de la Tour d'Auvergne à Clermont Ferrand 63000.


vendredi 9 octobre 2009

Marguerite Dufay et son trombone


Cette jolie lithographie de Louis Anquetin (1861-1932) publiée en 1899, représente la chanteuse populaire Marguerite Dufay.

samedi 3 octobre 2009

Un blog très sympa sur les harmoniums en péril

Un blog sympa sur les harmoniums "en péril", très, très intéressant. Les membres de cette association, restaurent les instruments, en jouant, et connaissent beaucoup de choses.

Cela peut donner des idées aux membres de l'ACIMV : A quand les vidéos musicales des instruments restaurés?

Bravo à l'équipe de l'association : Harmoniums en péril.

http://harmoniumenperil.blogspot.com/

Une vidéo qui montre que l'on peut appartenir aux deux associations.

vendredi 2 octobre 2009

Léon PINET et l' industrie du Boyau, deux mutations réussies.

Cette carte postale achetée sur ebay, nous donne l'occasion de comprendre la mutation et l'évolution de deux entreprises familiales sur plus de 100 ans.

On peut y lire le message de Monsieur Léon Pinet à "Monsieur le Directeur de l'industrie du Boyau".


De l'anche métallique pour Harmonium à la charnière industrielle : 1840....2010.

Créée en 1840 à Paris, la société Léon Pinet, toujours dirigée par la même famille depuis 6 générations compte aujourd'hui parmi les premiers fabricants européens de charniéres, verrouillages et articulations industrielles.

Ayant débuté son activité en 1840 autour de la fabrication d'anches métalliques pour orgues et harmoniums, ces anciens établissements Estéve, Berthion-Hédou et Geuffroy Réunis étaient installés 64-66-68 Cours de Vincennes dans le 12° arrondissement de Paris. Existait également une usine à Langres dans les années 1920.


Comme le montre la publicité ci dessus de 1927, la société Léon Pinet étaient également spécialisée dans les fournitures métalliques pour pianos.

La société Pinet est dirigée actuellement par Richard Pinet et emploie 145 salariés répartis entre Roissy, où est installé le siège sociale et Chaulnes (Sommes) où se situe l'unité de production.

http://www.pinet.tm.fr/

De la Corde de lutherie à la raquette de tennis de Nadal : 1809.....2010.

Leader incontesté du cordage de tennis, l'entreprise Babolat existe à Lyon depuis plus de 125 ans. Les origines de la firme remonte au début du XIX siècle avec Jean François Monnier qui en association avec un artisan italien, Savaresse, établi à Lyon depuis 1809, s'associent pour créer un atelier de fabrication de cordes de lutherie. A partir de 1848, il continue seul dans un atelier quai de la pêcherie, où il travaille les boyaux de mouton pour en faire des enveloppes à saucisses pour les charcutiers aussi bien que des cordes pour instruments de musique. J.F. Monnier s'associe par la suite avec son gendre Pierre Babolat, dont les parents, charcutiers sont originaires du Bugey.

Pub de 1927

Cette entreprise se développe sous le nom de Monnier-Babolat, et en 1875 quitte les quais de Saône pour le quartier de Gerland. Une année après qu'ont été édictées les règles du tennis, le fabricant anglais de cadres de raquettes Bussey vient en 1875 trouver P. Babolat. Il lui faut des cordes d'une longueur suffisante pour équiper ses cadres. Une année après l'invention officielle du tennis, Babolat invente les premiers cordages de tennis en boyaux naturels. C'est le boyaux de mouton qui est choisi au départ : six moutons sont nécessaires à la fabrication d'un cordage.

Le développement de la Maison Babolat sera considérable grâce au tennis, mais cette société garde également la partie charcuterie (établissements Witt) et la partie cordes harmoniques (Maillot).

http://www.babolat.com/

http://www.savarez.fr/musee.html



mercredi 1 juillet 2009

KÖCHLY luthier à Bourges

Cette Société a étè créé par le luthier J. Köchly en 1818. Ses enfants lui ont succédés jusque dans les années 1920, où la Maison fut reprise par H. Chedin.