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jeudi 20 décembre 2018

BUFFET CRAMPON : Jean Louis BUFFET (1813-1865). Créateur de la Marque Buffet Crampon.


(Article paru en 2009 et mis à jour en décembre 2018)
Préambule : Je n'ai pas l'intention de traiter dans cet article l'histoire de la famille BUFFET, mais simplement d'essayer de faire "un peu de clarté" dans la période complexe de 1830 à 1859, avant "l'installation de la Maison Buffet Crampon et Cie". C'est également l'arrivée de la nouvelle flûte Boehm et de toutes les conséquences qui en découlent. A l'origine je souhaitais faire un petit article sur une flûte de ma collection, de Buffet Crampon, avec un système 32 hybride amusant, et j'avais beaucoup de mal à m'y retrouver dans les nombreux articles qu'y existent, entre les "Louis, Jean Louis, Auguste, les jeunes, fils, aîné etc....".
Donc si vous trouvez des erreurs, des oublis et que vous voulez corriger, modifier, illustrer, ajouter, compléter......ou que que vous avez des marques complémentaires...Vous êtes bienvenue.
Donc à l'origine "était le père": Denis BUFFET (Buffet Auger) né le 28 juillet 1783 à La Couture, dans une famille de tourneurs. Son père Claude BUFFET était en 1789, journalier et sa mère Marie Louise DELERABLEE. Plusieurs de ses frères seront également luthiers.
Denis BUFFET épouse le 18 juillet 1808 à La Couture, Marie Anne AUGER fille de facteur d'instruments de musique à La Couture. (Voir l'article de Denis Watel : Larigot N° 44 de septembre 2009). Il se serait installé vers 1825 à Paris au 18 passage du Grand Cerf. D'autres auteurs (New Grove Dictionary) situent son arrivée à Paris vers 1830. Nous penchons plutôt pour la seconde hypothèse, car il ne figure pas en 1830 dans le "Bottin de Paris", mais apparaît en 1832 (1831?) à cette adresse mais sous le nom de Buffet et non Buffet Auger. La marque situé en tête de l'article : Étoile/Buffet A Paris/Étoile. correspond à cette période. Le Langwill signale deux marques qui pourraient être également de cette période:
Lyre/D. Buffet A Paris et Étoile/ Buffet Aîné.
Denis BUFFET (Denis Auger)
(Le Livre d'or de la clarinette Française)














Sans doute la marque de l'association de certains
frères BUFFET à la Couture avant l'installation
à Paris


Son fils Jean Louis BUFFET (Buffet Crampon) est né à La Couture le 18 juillet 1813. Il épouse le 5 janvier 1836 Zoë CRAMPON (1815-1873). En 1838, le "Bottin parisien", signale deux adresses pour ces facteurs : "BUFFET Fils, flûtes, clarinettes, flageolets ; magasin de tous instruments, passage du Grand Cerf 18 et BUFFET AUGER, flûtes, clarinettes, flageolets, raccommodages à des prix modérés, commission en province et à l'étranger, rue Montmartre, 70".
En 1840 (1841?) toujours deux adresses, mais celle de "BUFFET AUGER a changée : flûtes,clarinettes, flageolets, rue Boucher 12".


Que c'est il passé entre le père et le fils ? Extension d'activité ? (mais le père (55 ans) : laissant la place au fils ce n'était pas courant à l'époque). Remariage ?, Rupture.....En tout cas ils voulaient faire une différence au niveau des marques : Buffet Fils A Paris et "Visage en gloriole/ BUFFET AUGER/ A PARIS/ Etoile" 

Première marque BUFFET-CRAMPON  (1841-1852)

Le 24 septembre septembre 
1841 Denis BUFFET (Buffet Auger)  décède à Paris à l'âge de 58 ans. En 1842 le Bottin signale toujours deux adresses mais pour la première fois apparaît : " BUFFET CRAMPON, flûtes, clarinettes, flageolets, hautbois, bassons et magasin de tous les instruments de musique, fait la commission, passage du Grand Cerf N°22".
Donc la première marque : Lyre/Buffet Crampon A Paris dans un ovale/BC entrelacés est apparue fin 1841, début 1842, pour faire la différence avec Buffet Auger ? Car en 1842 figure toujours : " BUFFET AUGER, flûtes, clarinettes, flageolets, rue Montorgueuil 55". Sans doute un problème de succession, parce que Buffet Auger n'apparaît plus dans le Bottin de/et après 1844. Notons que le magasin du passage du Grand Cerf, passe du 18 au 22.
De 1844 à 1852 : l'adresse Buffet Crampon reste la même. A signaler la participation aux expositions de Paris en 1844 : (piccolo de Boehm, flûte, flageolet, clarinette) et 1849 (flageolet, flûte mixte, hautbois), la prise d'un brevet en 1845 pour une "amélioration de la clarinette", très proche de celui obtenu par son oncle Auguste BUFFET (Buffet Jeune).
Pour les brevets Buffet de cette période concernant la clarinette : Voir le Blog de Denis WATEL
Pour la flûte, nous reviendrons sur ce point dans un prochain article, pour présenter notre flûte système 32 (peut être un modèle voisin de la "flûte mixte" présentée en 1849).

Flûte système 32 mixte de Buffet Crampon. (Coll. RP)
En 1850 il s'associe avec son frère Louis BUFFET (né à Anet le 10 mars 1823) et Ferdinand TOURNIER   Ils ouvrent la même année un atelier à Mantes la ville. En 1851, Louis Buffet quitte l'association pour créer sa société Louis BUFFET et Cie. Il est remplacé par Jean Pierre Gabriel GOUMAS né le 2 janvier 1827 et qui était le mari d'une nièce de Buffet Crampon.













P. Goumas devient associé de Buffet Crampon et de Tournier en 1855. A la suite du départ de Tournier en 1859, ils forment une nouvelle société avec un nouveau membre, Marthe Adolphe LEROY : 
BUFFET CRAMPON et Cie.
Jean Louis BUFFET (Buffet Crampon) décède le 17 avril 1865 à Mantes la Ville, à l'âge de 52 ans.























La suite est une autre aventure : L'Histoire de BUFFET CRAMPON

PS : Différentes adresses du frère de Jean Louis Buffet (Buffet Crampon):
Louis BUFFET et Cie : 1852 : Buffet, 1 quai Saint Michel. 1855 à 1861 : Louis Buffet 55 rue de Ponceau. 1861 à 1863, 110 rue Vieille du Temple. 1863 à 1865 : Louis Buffet et Cie, 21 rue Volta.

dimanche 22 mai 2016

"Pierre GOUMAS (1827-1889) artisan du développement de la Maison BUFFET CRAMPON". "Pierre GOUMAS (1827-1889) builder of the development of the House BUFFET CRAMPON".

Notre ami Maurice VALLET, expert dans l'histoire de la Maison Buffet-Crampon, nous a fait le plaisir de nous confier une copie d'un article du journal "Le Travail" du 4 avril 1886, consacré à la carrière de Jean Pierre Gabriel GOUMAS. Nous allons essayé à travers cet article de reconstituer la vie de cet acteur déterminant dans le développement de cette grande maison.

Cliquer sur ce lien pour lire l'article.

Source "Le Travail"
"Jean Pierre Gabriel GOUMAS est né le 2 janvier 1827, au Mesnil-sur-l'Estrée (Eure). Il fut envoyé à l'école mutuelle de Dreux, la ville voisine, jusqu'à l'âge de 12 ans et demi. A cette époque, il revint apprendre le métier de charpentier chez son père, dans les ateliers duquel il fut contremaître".
La grand rue de Mesnil sur l'Estrée.
"Il quitta celui-ci pour entrer comme contremaître de charpente mécanique dans les fabriques de MM. Firmin Didot frères, à Sorel-Moussel (Eure et Loir). Il y resta depuis dix-neuf jusqu'à vingt-trois ans (1846-1851)".
Usine et papeterie de Firmin Didot à Sorel.
Le village de Sorel-Moussel a connu une intense activité industrielle avec les papeteries Firmin-Didot. Témoin de ce passé, un magnifique bâtiment de brique domine toujours la vallée de l’Eure. Issus d’une dynastie parisienne d’imprimeurs, Ambroise Firmin-Didot et son frère Hyacinthe implantent à Sorel-Moussel la papeterie familiale, créée par leur père Firmin dès 1811. Cette société avait racheté le Bottin.
"Pierre GOUMAS s'était marié avec Louise Clémentine LARUE (1830-1880) le 18 novembre 1848 à Sorel Moussel et ses appointements mensuels s'élevaient à la somme de 70 francs. Ce fut alors qu'un oncle de sa femme, fabricant d'instruments de musique à vent et à clefs eut l'idée de l'appeler auprès de lui pour voir s'il pourrait en faire un ouvrier capable de gagner un salaire qui lui permit d'élever plus facilement sa famille".

Pour voir la Généalogie de Pierre GOUMAS, cliquez sur le tableau ci-dessus.

En fait Marie Françoise BUFFET (1809-1832), mère de Louise Clémentine LARUE épouse GOUMAS, était la soeur de Jean Louis BUFFET CRAMPON (1813-1865) propriétaire de la maison du même nom.
"Ici se place une anecdote qui démontre que M. Buffet n'avait pas trop préjugé de l'adresse du jeune charpentier. Aussitôt que celui-ci fut arrivé, son oncle lui mit dans les mains une clarinette avec mission de l'incruster, en lui enseignant la manière de procéder, puis pour ne pas influencer son nouvel apprenti, il le laissa seul. Le travail n'avançait peut être pas vite, mais il était fait de telle façon , qu'à son retour, M. Buffet, prétendant qu'un ouvrier avait dû venir, blâma fortement son neveu de lui avoir laissé faire l'ouvrage et ne voulut ajouter aucune foi aux nombreuses dénégations du jeune homme. Il n'y avait qu'un moyen d'en sortir, ce fut celui qui fut adopté : le travail fut recommencé et exécuté sous les yeux du maître et avec la même perfection. L'épreuve était concluante et l'avenir de M. GOUMAS assuré. A partir de ce moment sa marche fut rapide : simple ouvrier luthier jusqu'en décembre 1853, puis contremaître dans les ateliers de Paris, il devint, en 1855, l'associé de la maison Buffet-Crampon et Cie".
Rappel historique de la Maison BUFFET-CRAMPON :
Le fondateur Denis BUFFET-AUGER est issu d’une des familles de facteurs d’instruments à vent qui se sont rassemblés depuis un siècle à la Couture-Boussey. Son fils Jean Louis BUFFET en se mariant avec Zoé CRAMPON, va accoler les deux patronymes afin de se distinguer de son oncle, le facteur et innovateur Louis Auguste BUFFET.
Premier apparition de la marque Buffet-Crampon dans le Bottin de 1842.
Première marque de Buffet- Crampon.
En 1850 Jean Louis BUFFET (Crampon) (1813-1865) s'associe avec son frère Louis BUFFET (1823-1884) et Ferdinand TOURNIER. Ils ouvrent la même année un atelier à Mantes la Ville. En 1855 à la suite du départ de Louis BUFFET, Pierre GOUMAS le remplace dans l'association.
" Il n'avait alors pour toute fortune que ses bras, sa conduite et son intelligence. C'est à partir de ce moment que la fabrication, qui occupait une quinzaine d'ouvriers environ, commença à subir  une série de transformations et d'améliorations qui devaient faire de la marque Buffet Crampon et Cie une marque sans rival au monde".  Jean Louis BUFFET (Crampon) ayant pris sa retraite la société prend le nom de TOURNIER-GOUMAS.
Marque Tournier-Goumas.

Bottin de 1857.
                            
Marque Tournier-Goumas.

Bottin de 1859
Ils ont même un poinçon d'argent, insculpé le 7 mars 1856.
En 1859 Ferdinand TOURNIER quitte l'association pour s'installer seul ; en 1881 il employait 6 ouvriers. Une association est créée entre GOUMAS et un nouveau venu, clarinettiste et ancien élève de KLOSE (1808-1880), Adolphe Marthe LEROY. Cette association prend le nom de Buffet Crampon et Cie.
Remarque de Denis Watel:"Sur ton article sur Goumas, tu cites Ferdinand TOURNIER comme ayant quitté la société et qui installé seul, employait six ouvriers en 1881. C'est une erreur transmise entre autre par Constant Pierre. Ferdinand quitte bien la société mais pour prendre sa retraite dans l'Oise et s'occuper d'une belle-mère aveugle (de plus il est décédé bien avant 1881)". Merci Denis pour cette info.
Jean Louis BUFFET (Crampon) décède le 17 avril 1865 à Mantes la Ville et Leroy quitte la société pour succéder à Klosé au conservatoire de Paris, Goumas prend seul les commandes.
"M. GOUMAS ne tarda pas à créer à Mantes, une fabrique où il installa une machine à vapeur en 1866, et où il joignit à la fabrication des instruments de bois celle des saxophones. Ce fut lui qui, le premier, employa la vapeur dans la fabrication des instruments à vents et à clefs. Il ne s'arrêta pas là ; ses soins de chaque jour tendaient à l'amélioration de l'outillage entier. Entre autres, il modifia la machine à diviser pour la rendre applicable à sa fabrication". En 1871 il s'associe avec ses deux gendres, Léon LEGUAY époux d'Eugénie GOUMAS et Léon CRAMPON époux de Clémence GOUMAS. (Voir la généalogie Goumas au-dessus) L'entreprise prend le nom de " P. GOUMAS et Cie", mais les instruments porteront toujours la marque classique Buffet Crampon.

Bottin de 1879.

"La clarinette gagna beaucoup dans les mains de ce facteur qui perfectionna la clarinette de Boehm  dans tous les tons. Il ajouta deux clés aux saxophones ce qui permet aujourd'hui aux compositeurs d'écrire sans restriction pour toute cette famille d'instruments. Depuis cinq ans, il a également perfectionné, au delà de toute espérance, les bassons à 22 clés et deux anneaux d'un système à tringle. Enfin, dernièrement , il a mis au jour un contre-basson qui lui était réclamé par les chefs d'orchestre les plus éminents. Ce qu'il a fait pour ces instruments, il l'a fait pour les autres, tels que clarinette-basse, cor-anglais, hautbois, musette, flûte et flageolet de tous systèmes".
Musicien jouant du contre-basson.
"Quoi d'étonnant maintenant que cette maison hors ligne soit arrivée aujourd'hui à occuper plus de 80 ouvriers et à fournir , grâce à son remarquable outillage, le travail de plus de 150 ouvriers de l'époque où M. Goumas prit la direction de la fabrication. C'est dans cet état de prospérité que, désirant jouir d'un repos bien gagné, M. Goumas vient de quitter son établissement"...."L'affabilité que M. Goumas apportait dans ses rapports avec ses ouvriers étant un caractère distinctif de sa nature, lui a bientôt valu à Mantes, qu'il habite depuis 1875, la sympathie de tous ses concitoyens. Aussi était-il élu, en 1882, second conseiller municipal sans distinction de parti. Son mandat lui était renouvelé, avec le même élan, en 1884".
Médaille offerte par ses ouvriers en 1886.
"Il fut bientôt nommé par ses collègues, voulant ainsi lui montrer combien ils savaient l'apprécier, membre du conseil de direction de la Caisse d'épargne. Enfin, depuis 1883, il est président de la société de secours mutuels de Mantes, Mantes-la-Ville et Limay. 

Signature de Pierre GOUMAS.

Il a été nommé le 29 décembre 1885, chevalier de la légion d'honneur. Cette même année il prend sa retraite et est remplacé par Paul EVETTE et Ernest SHAEFFER qui rachètent l'entreprise.

Pierre GOUMAS est décédé le mercredi 9 octobre 1889 à l'âge de 62 ans à Mantes la Jolie.


samedi 28 novembre 2009

La famille BUFFET : Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune)1789-1864. "The Buffet Family: Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune) 1789-1864".

Préambule (bis) :
Il n'est absolument pas question dans cet article de traité de façon exhaustive l'histoire de la Maison Buffet Crampon. D'autres sont mieux placés (en particulier la société Buffet Crampon) pour le faire. Alors si vous voulez contredire, corriger ou compléter ce document n'hésitez pas.

Louis Auguste BUFFET est né à La Couture Boussey le 6 août 1789. Il est le frère cadet de Denis BUFFET (Buffet-Auger).

Au moment de son mariage le 9 décembre 1813 à Anet avec Marie Madeleine Cadouel, il est luthier et habite à Anet.

Vers 1830, il installe un atelier et un magasin à Paris, 255 rue Saint Honoré. (BUFFET Jeune)

Vers 1834 il réalise en collaboration avec le clarinettiste François Da Costa (1778-1866) une clarinette basse en Ut à quinze clés, puis un peu plus tard une autre en Sib.

En savoir plus sur François Dacosta

Deux exemplaires de ces clarinettes basses existent dans la collection, N. Schackleton, dont une porte une marque différente, de la marque classique : E5b/BUFFET Jne A Paris/ Croix Maltese. En 1838, il change d'adresse : BUFFET Jeune, clarinette, flûtes, flageolets, bassons, hautbois, auteur de la clarinette octave basse, magasin de tous les instruments, fournitures militaires commissions. 4 rue du Bouloi à Paris.

L'année suivante, le 22 janvier 1839, il obtient le brevet pour l'amélioration de la flûte Boehm système 1832, résultat d'une collaboration avec le flûtiste Victor COCHE (1806-1881).

Mais Louis Auguste Buffet est surtout connu pour le travail réalisé, en colla boration avec H. E. KLOSE (1808-1880)pour l'amélioration de la clarinette et l'adaptation des travaux de BOEHM à cet instrument. (Voir le blog de D. Watel : http://clariboles-et-cie.blogspot.com/ ). Il fit le même travail pour le hautbois en collaboration avec P.J.R. SOLER.

En 1840, il ouvre un deuxième magasin : BUFFET Jeune, breveté du roi, fournisseur du Conservatoire et des Théâtres Royaux, clarinettes, flûtes, flageolets, bassons, hautbois, auteur le la clarinette octave basse, magasin de tous instruments, fournitures militaires, commissions : 4 rue du Bouloi et 9 gal. Nemours.

A partir de 1845, son fils (Louis) Auguste BUFFET, né le 15 juillet 1816 à Anet, le rejoint. Il prend progressivement la direction de la Maison et dépose en 1859 et 1862 des brevets pour l'amélioration d'instruments à vent. Son père "BUFFET Jeune" décéde le 30 septembre 1864 à Anet.

Auguste BUFFET décéde le 8 avril 1884 à Paris.

Généalogie de Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune) 1789-1864.

Biliographie identique à l'article sur Buffet Crampon :

http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/11/la-famille-buffet-jean-louis-buffet_30.html.

dimanche 3 avril 2011

1847 : Jean Louis BUFFET CRAMPON obtient un brevet pour l'amélioration du flageolet.

C'est entre les années 1830 à 1850 que les instruments à vent ont connus leurs principales évolutions. La famille BUFFET est à l'origine, dans cette période, de nombreuses inventions : Louis Auguste BUFFET "Jeune" (1789-1864), "l'oncle" améliore la clarinette, le hautbois, la flûte. (Voir le site de DW : http://clariboles-et-cie.blogspot.com/search/label/BUFFET%20Jeune%20%28Auguste%29 ). Jean Louis BUFFET CRAMPON (1813-1865), "le neveu", améliore lui aussi la clarinette, mais également un instrument moins connu : le Flageolet. Il obtiendra un brevet d'invention de 15 ans, le 31 mars 1847 pour " des perfectionnements apportés dans la construction des flageolets". Vous pouvez voir en détail le texte de ce brevet, en cliquant sur les illustrations et en les grossissant.
Cette copie de brevet provient de l'INPI : 26 bis rue de Saint Pétersbourg, 75800 Paris. http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/ou-nous-trouver/a-paris-et-en-regions/ile-de-france.html Il est très facile de ce procurer ces copies de brevets et l'acceuil est particulièrement chaleureux. (Si vous voulez utiliser cette copie, merci de citer la référence I N P I).
Nous n'avons pas trouvé d'instrument correspondant à ce brevet, qui constitue une évolution vers le système dit "Boehm", illustré par ces exemples d'instruments Buffet Crampon postérieurs : de la collection NC : http://www.uark.edu/ua/nc/NCCollectionPage/Page/FlageoletBuffet.htm et de la collection Dayton Miller : http://memory.loc.gov/cgi-bin/map_item.pl?data=/home/www/data/service/music/dcmflute/0500/0570/0570f1.sid&style=dcmflute&itemLink=r?ammem/dcm:@field(DOCID+@lit(dcm000520))&title=DCM%200570%3a%20%20%20Buffet-Crampon%20%2f%20French%20Flageolet+-+front%20view%20
Nous vous recommandons deux sites consacrés aux flageolets : http://www.flageolets.com/

http://www.leflageoletfrancais.com/


lundi 29 décembre 2014

Centered Tone Selmer : une clarinette de légende. Centered Tone Selmer : A legend clarinet.

Interview de José-Daniel TOUROUDE par René PIERRE.


R P : Cette clarinette des années 50, est devenue une clarinette de légende et continue à jouer depuis 60 ans malgré des clarinettes plus modernes.  Pourquoi ?
 JDT : Revenons dans le contexte des années 50 : La musique de jazz, les variétés, la musique classique, le rock… la musique était partout après la guerre. Après les années noires, il existait une soif de rattrapage de fêtes et de gaité dans un monde en pleine croissance économique et de consommation de masse. La demande explosait. Les musiciens tournaient à fond dans les boites, les bals, les studios de disques, les films… les orchestres de jeunes fleurissaient partout…. La fabrication d’instruments suivait.
La clarinette finissait son apogée mais restait encore un instrument incontournable dans toutes les musiques : classique, jazz, variétés, latino, klezmer, musique contemporaine… En France, Selmer était en compétition avec Buffet Crampon et Leblanc notamment sur le marché américain en pleine expansion et qui était solvable ! Buffet Crampon en 1950 sortait la R13 qui aura du succès notamment aux USA.. (cf notre article « Buffet au cœur » sur ce blog)
Leblanc avait une clarinette très prisée également notamment par les militaires et harmonies municipales à l’époque très nombreuses.













On compare souvent Selmer et Buffet Crampon mais Selmer a bâti sa stratégie différemment de BC.
Oui d’abord Selmer est né 60 ans après Buffet Crampon et je ne parle pas de la facture Noblet-Leblanc beaucoup plus ancienne. En 1844, la clarinette moderne système Boehm est inventée par A.Buffet (l’oncle) et fabriquée par BC et emporte de nombreux prix, une notoriété internationale et l’adoption par les plus grands solistes. En 1899, l’ exposition universelle, le grand prix est accordé à BC et cette récompense prestigieuse lui ouvre tous les conservatoires et écoles de musique et les fournitures officielles nationales et étrangères… BC semble indétrônable. D'autre part le monde de la clarinette était dominé par H. Klosé (le co-concepteur de la clarinette système Boehm), l’essayeur (chez BC), le pédagogue au conservatoire (la fameuse méthode), le virtuose.
Hyacinthe KLOSE.
En 1885 : 60 ans après les frères Selmer, (élèves de Klosé à Paris) vont se lancer dans la facture d’instruments. Alexandre fera carrière aux USA pendant que son frère Henri fera à Paris des clarinettes 13 clés, des clarinettes Albert, des anches, des cuivres, des guitares, tous les instruments à vent ... puis rachèteront Sax et Millereau. 1904 A. Selmer l'exilé américain (au Boston, puis NY Philharmonic…) va faire connaitre Selmer aux USA avec George Bundy et après la 1ère guerre mondiale se lancer à la conquête du marché des clarinettes haut de gamme. Selmer va cibler à la fois sur les saxophones (en 1922, il créera le saxo 22) et d’autre part les USA (notamment clarinette métal) et sa stratégie sera gagnante. Ils ne feront des cl modernes système Boehm pour les professionnels concurrençant BC et Leblanc bien plus tard
 Mais pourquoi Selmer a eu du succès surtout aux USA qui à l’époque ne l’oublions pas était le modèle de toute la jeunesse comme libérateur, par sa musique omniprésente, par son cinéma, par la société de consommation moderne qu'elle imposait ?
 Selmer était connu aux USA comme clarinettiste et la firme était aussi bien implantée comme facteur d’instruments haut de gamme avec des partenaires américains. Avec des instruments à forte notoriété,  justes, solides et fiables, une implantation aux USA, le label «made in France» à la mode synonyme de qualité dans le monde… tous ces arguments vont créer pour Selmer des parts importantes du marché mondial et cette marque va devenir la référence pour de nombreux musiciens.
Mais les clarinettes CT se sont vendues à cause du jazz et des saxophones. Il faut faire ce détour pour comprendre.
Tarif Selmer de 1932.
La notoriété de la CT de Selmer est donc lié au saxophone et l’aura de Selmer est liée à Sax l’inventeur du saxophone ?
Il faut rappeler un peu l’historique : Sax qui était clarinettiste et facteur de clarinette va inventer en 1846 un instrument le Saxo (bonjour l’égo!) qui octavie à perce conique facile à jouer, au son chaud et puissant (pas comme la clarinette qui quintoie, qui a une perce cylindrique et dont le son ne porte pas beaucoup)
Mais son succès et son déclin sont liés à Sax lui même: royaliste puis bonapartiste, celui ci a le monopole de la fourniture d'instruments et réorganise la musique militaire en imposant ses instruments dont les saxophones.
Le saxophone, nouveau venu curieux, aura une image d’instrument de fanfares militaires et civiles, de brass band, d’harmonies dans les kiosques, et sera plus ou moins acceptés par les autres musiciens.
Pourtant Sax directeur de musique à l’Opéra de Paris, qui était décidemment partout, aura eu une influence déterminante sur l’introduction du saxophone dans la musique classique : Berlioz bien sûr mais aussi Bizet et le fameux solo de l’arlésienne, Delibes, D’indy, Halevy, Massenet, Meyerbeer, Saint Saens, , … tous les grands compositeurs de l’époque utilisèrent ponctuellement ce nouvel instrument. Ainsi de nombreux clarinettistes jouèrent aussi du saxophone. Sax était un génie ambitieux mais aussi autocrate, faisant des procès à de nombreux autres facteurs, jouissant d’amis puissants mais aussi d’ennemis surtout à la chute de Napoléon III, son protecteur, quand la IIIème république arriva. Alors le succès du  saxophone déclina… mais rebondit avec une conquête des USA.

Elise HALL jouant du saxophone.
On voit bien que le succès de la clarinette CT aux USA est lié à la saga des saxophones Selmer dans ce pays ?
Clarinette et saxophones sont intimement liés pour cette marque. D’abord Elise Hall, une femme d’exception, fit connaître le saxophone classique aux USA et constitua le relais entre l’Europe et les USA. Puis la présence de Selmer aux USA et ses concurrents américains (notamment Buescher, King, Conn…) et enfin et surtout par l’appropriation du saxophone comme instrument incontournable du jazz grâce à Coleman Hawkins qui en fit le premier un instrument soliste puis plus tard Lester Young. (A l'exception du jazz New Orléans qui gardera la clarinette à part Sidney Bechet !)
Le jazz, musique populaire de danse, puis musique plus élaborée (Charlie Parker, John Coltrane…) sera mondialement connue et le saxophone emblème de ce genre de musique bénéficiera de cet engouement.

Parallèlement la clarinette CT Selmer de l’époque swing bénéficiera indéniablement du succès de son petit frère le saxophone Mark VI. 
La liaison entre saxophone et clarinette est donc étroite.
En 1936 le saxo Balanced Action sera le premier saxophone moderne et vu son succès aux USA, Selmer appellera sa clarinette Balanced Tone. En 1948 le saxo Super Action dominera le marché.
En 1954 création du saxo Mark VI et de la clarinette Centered Tone et succès immédiat aux USA.
En 1974 le Mark VII et les clarinettes serie 9 puis 10.En 1984 : le Superaction 80 (cf. article G. Badini) et la clarinette Récital de G. Dangain. Clarinettes et saxophones s’aidant mutuellement car souvent les mêmes instrumentistes jouaient des deux instruments, avec un transfert vers le saxophone pour les jazzmen et les variétés.
La Centered Tone est-elle alors une clarinette uniquement pour le jazz comme on l’entend souvent ? 
Absolument pas ! Au départ, elle a été prisée autant par les jazzmen célèbres que par des musiciens classiques. La clarinette CT a un son boisé, rond, bien centré, à perce large et va être adopté par les jazzmen (Albert Nicholas, Benny Goodman, Artie Shaw, Hubert Rostaing …) mais aussi par les musiciens classiques surtout américains et non des moindres.

D’ailleurs le grand ambassadeur de la Centered Tone et qui l’a propulsé à travers le monde était Benny Goodman et ce n’est pas un hasard ! car Benny jouait aussi bien la musique classique (Mozart, Weber, Copland, Nielsen , Bartok…) que du jazz . Beaucoup de jazzmen américains qui jouaient avant avec le système Albert ou Oehler allemand ont pris, après les deux guerres mondiales, les clarinettes « made in France » des alliés ou américaines (Conn…) en adoptant ainsi le système Boehm. La Centered Tone était prisée aux USA, Gérard Badini, qui était l’essayeur de Selmer et qui a vécu à New York en tant que jazzman, nous l’a dit (cf article Badini sur ce blog).


D'ailleurs lui même jouait sur Centered Tone en accompagnant Marilyn ! le veinard !!! (pompompidou !)

Mais néanmoins on voit rarement des musiciens classiques acheter des Centered Tone ?
Une distinction se fait depuis longtemps entre les musiciens purement classiques qui jouent Buffet Crampon ou Leblanc et les jazzmen qui jouent du jazz et de la variété avec Selmer.
C’est plus un mode de reconnaissance (en caricaturant : Conservatoireà musique classique à Buffet ou bien variétés, boites de Jazz à Selmer), qu’une caractéristique des qualités de leurs instruments . 
(Pour le saxophone c’est pareil : les Mark VI et VII de Selmer c’est pour le jazz, Buffet c’est le conservatoire et le saxo classique.) Une sorte de partage du marché conscient ou inconscient ? une stratégie marketing voulue sur des cibles différentes ou simplement une évolution non maitrisée ?  les avis divergent... certains rationalisant l’histoire après ! Mais il faut bien distinguer dans les années 50 et 60, que de grands clarinettistes classiques jouaient aussi sur Centered Tone car c’était simplement une bonne clarinette, et qu'on commençait à vouloir jouer avec un son plus rond. (bec plus ouvert, bec en cristal Pomarico…)

Lorsque Selmer a sorti sa clarinette Centered Tone, il venait parallèlement de sortir le saxophone Mark VI (avec le concours de Marcel Mule puis un peu plus tard le Mark VII avec Nouaux : 2 grands saxophonistes classiques !) 
L’engouement des jazzmen américains avec le Mark VI va créer une demande et une légende. Qui n’a pas joué sur cet instrument ?  Les saxophones étaient à la mode et présents dans tous les orchestres de danse du monde et vont supplanter la clarinette. Sidney Bechet, star de l’époque, va abandonner la clarinette pour le saxo soprano. Selmer ciblera ainsi la clientèle des jazzmen et des musiques de danse (rock, R&B, pop, funk, soul etc …) c’est vrai qu’une section de sax… ça pulse….
Mais la Récital a moins une connotation de jazz moins marquée que la CT. Pourquoi ? Pour moi l’image des musiciens sur tel ou tel modèle est lié autant au marketing de la marque qu’à sa subjectivité (jouer sur le modèle de son idole). En effet la Récital connaitra moins cette idée préconçue de clarinette de jazz, le conseiller technique essayeur et ambassadeur de la marque, Guy Dangain étant un grand clarinettiste classique mais pas un jazzman. La Recital est une excellente clarinette, plus polyvalente dans les esprits mais néanmoins utilisée aussi par les jazzmen sans avoir les connotations de la CT. Mais déjà c’était une autre époque, les jazzmen devenaient beaucoup plus techniciens et avaient souvent aussi une solide culture classique, voire étaient eux mêmes polyvalents (l’exemple français fut Michel Portal).
Marcel Mule.
On sous - estime la part de certains musiciens d’exception comme Marcel Mule car après tout il est un des co-concepteur du Mark VI le saxo préféré des jazzmen et du retour du saxophone classique en France ? En fait, il y a eu une interaction permanente entre la France : le créateur Sax, le facteur Selmer, le concepteur et musicien Mule et l’expansion faite par les USA. En France, La clarinette avait gardé son hégémonie dans la musique classique, le saxophone ayant été relégué à un rôle secondaire. Le saxophoniste solo de la garde républicaine Marcel Mule va relancer son instrument en ré-ouvrant une classe au conservatoire et en faisant sortir son instrument de ses deux ghettos : musique militaire et de fanfare et instrument vedette du jazz et des variétés en faisant connaître le répertoire classique mais aussi plus moderne (Milhaud, Tailleferre, Hindemith, Prokofiev, Honegger, Berg, Ibert, Britten, Villa Lobos, Tcherepnine etc…). Marcel Mule fera un quatuor de saxophone qui aura beaucoup de succès et fera de nombreux émules (Deffayet, Londeix, Rascher etc..) et qui susciteront de nouvelles partitions d’auteurs contemporains (Xenakis, Mefano, Berio, Stockhausen, Cage, Lemay…).  Mule fut un virtuose mais a eu aussi une importance décisive.
Quatuor  Mule : Marcel Mule (Sax sop.), George Gourdet
(Sas.alto), Guy Lacour (Sax. Ténor), Marcel Josse (Sax. Baryton)
Tu es clarinettiste, je suis saxophoniste et cela entraine une certaine oscillations dans nos discussions et dans l’orientation dans la musique que nous aimons et que nous jouons.  Qu’en penses-tu ?
Absolument, le clarinettiste même s’il joue différentes musiques est obligé d'apprendre la technique classique et s’il aime son instrument, il reste attiré par le répertoire de la  musique classique tôt ou tard. Comment ne pas aimer Mozart ! Le saxophoniste classique lui a contrario ne peut méconnaitre voire être attiré par l’écoute des grands jazzmen…Mais l’idole de Charlie Parker était bien Stravinsky !
Cette distinction est aussi présente dans les orchestres : il y a très peu de saxophonistes dans les orchestres classiques  (heureusement il y a des arrangements et des transcriptions). Mais vu le répertoire joué par les orchestres classiques dont la dominante demeure les musiques baroque, classique et romantique (donc avant la naissance du saxophone) ne permet pas la généralisation de cet instrument malgré des instrumentistes dans les classes des conservatoires régionaux et nationaux de très bon niveau. Par contre dans la musique de variétés et le jazz, c’est le contraire : la clarinette a presque disparu des orchestres remplacée par les saxophones. Certains saxophonistes de talent, souvent aussi clarinettistes, ont repris cet instrument ponctuellement pour certaines couleurs et atmosphère : des balades, bossa nova ( Lester Young, Art Pepper, Phil Woods…)

Eddie Daniels.
Bien sûr il y a encore quelques inconditionnels qui privilégieront toujours la clarinette au saxophone (tout en jouant fort bien de cet instrument) comme Buddy de Franco, Tony Scott, Eddie Daniels, Ken Peplowski, Hamilton, Jimmy Giuffre, Paquito de Rivera, et une jazzwoman de talent Anat Cohen…

Anat Cohen avec José Daniel Touroude au Duc des Lombards
(Novembre 2014)
La CT est une clarinette qui ne se fabrique plus mais qui est recherchée par des musiciens, comme le Mark VI en saxophone, mais pourquoi ?
Le son diront tous les musiciens (alors qu’objectivement le bec, l’anche, la cavité buccale de l’instrumentiste sont plus importants pour le son que l’instrument). Je pense que c’est surtout le romantisme, la nostalgie de la grande époque du jazz, la légende des plus grands qui ont joués sur ces instruments...Mais au fur et à mesure des années, le mythe s’accentue...
Publicité Selmer de l'époque CT.
Certains admirateurs de Benny veulent jouer uniquement sur CT, les admirateurs de Stan Getz sur Mark VII etc… pour retrouver le son et se mettre dans les pas de leurs idoles. René, quand tu m’as donné ta Centered Tone, j’ai joué de suite du Benny Goodman bien sûr, inconsciemment et pas du Brahms ! et pourtant elle  convient parfaitement pour jouer Brahms… moi même j’étais conditionné !
En fait, c’était une excellente clarinette qui va avoir ses partisans et une bonne longévité car de nombreux musiciens de jazz jouent encore sur Centered Tone ou sur Mark VI car c’est le son d’une époque essentielle pour le jazz : le swing, le bebop, la bossa nova…

Albert Nicolas jouant une centered tone.
(Photo J.P. Leloir)

Actuellement une Centered Tone en bon état, pas trop usée (car une clarinette s’use avec le temps et devient mauvaise contrairement aux cordes qui peuvent se bonifier avec le temps) vaut environ 1000€ entièrement révisée et c’est préférable à des clarinettes d’études dont je ne citerai pas les noms !  





Hommage à Buddy DeFRANCO qui vient de nous quitter ce 24 décembre 2014, à 91 ans.