dimanche 9 décembre 2018

BOSSARD-BONNEL marchands de musique à Rennes. Music Dealer in Rennes.

Qui ne connaît pas cette jolie affiche de Lotti, de la Maison BOSSARD -BONNEL de Rennes et de Rouen.

"J'ai donc voulu en savoir un peu plus sur cette grande Maison Rennaise...." Voilà ce que j'écrivais il y a dix ans sur Bonnel dans ce blog, depuis de l'eau est passé sous le pont et beaucoup d'informations et de documents circulent sur la toile en particulier sur le site de Roland Terrier, luthier à Mirecourt pour qui tout ce qui concerne la généalogie des luthiers de Mirecourt n'a pas de secret. Le site de Roland Terrier.
Et de plus j'ai pu acquérir à la dernière vente de Vichy une dizaine de fers à marquer de cette Maison. 
Fers à marquer les instruments de la Maison Bonnel
Marques de ces fers.
Il était donc grand temps de revoir notre article.

Comme de nombreux marchands de musique en France, la famille BONNEL trouve ses origines dans les Vosges, non loin de Mirecourt, dans le village de Dommartin-sur-Vraine. Et bien sur, dans cette famille il y avait des luthiers. Ce sont donc deux frères, Nicolas BONNEL (1795-?) qui s’installa d'abord, comme luthier et marchand de musique à Rouen en 1827, au 50 rue de la Ganterie, puis vers 1843 Joseph Pierre BONNEL (1799-1870) qui fit de même à Rennes. 
Etiquette de guitare de Bonnel Frères à Rouen VERS 1835
Les deux frères exerçaient ensemble à Rouen comme le prouve l'étiquette de guitare ci dessus : "A la renommée du bon marché, Rouen Rue Ganterie N°50, Magasin de Musique et d'instruments : BONNEL FRERES"

Nicolas fit venir pour l'aider des luthiers de sa famille comme son cousin François BRUGERE dit Malakoff (1825-1875). Il restera à la tête de la Maison Bonnel de Rouen jusque vers 1860. On pouvait lire dans le Bottin à cette date : " BONNEL Jeune, successeur de BONNEL Aîné, musique et abonnement, location de pianos, orgues et autres instruments". La succursale de Rouen restera très longtemps en activité.   
Annuaire commercial de 1847.











Si Nicolas BONNEL resta célibataire, Pierre Joseph BONNEL épousa Catherine Thérèse THÉVENIN (1800-1883) le 18 mars 1829 à Domvallier dans les Vosges. C'est dans le village natal de C.T. Thévenin que naîtrons les quatre premiers enfants du couple :  Anne Thérèse BONNEL (1829- ?), c'est elle qui est à l'origine de la branche BOSSARD, Charles Nicolas Joseph BONNEL (1831-1879), Charles Joseph Emile BONNEL (1835-1891), Armand Joseph Alphonse BONNEL (1839-1885). Ces trois fils luthiers resterons célibataires. La dernière fille Thérèse Clémentine BONNEL (1843-1897) naîtra à l'installation de la famille à Rennes. Car Pierre Joseph Bonnel, marchand d'instruments de musique ne devait pas être souvent présent à Domvallier avec sa famille car au trois naissance de ses fils, il est déclaré " absent depuis plusieurs mois". Cela s'explique par sa présence à Rouen depuis 1831.
Étiquette d'une guitare de HUEL à Rennes.
Guitare Bonnel Frère à Rouen.
Néanmoins à la naissance de leur dernière fille en 1843, toute la famille est réunie au 3 rue Royal et Joseph DEMARNE, 33 ans luthier est témoin. Pierre Joseph succède a Henri HUEL, luthier lui aussi né à Mirecourt en 1742. Élève de René LACOTE et passé par Paris H. HUEL était installé à Rennes.
Annonce publicitaire de 1779.
Le commerce de musique va vite prospérer, animé par le père et ses trois fils. 
Étiquette d'un violon réparé par Bonnel à Rennes.
Facture de 1873


Mais le père, Pierre Joseph BONNEL décède le 22 septembre 1870 à 71 ans. C'est le fils Emile BONNEL, habile luthier qui continuera la tradition et assurera la prospérité de cette grande Maison de Rennes, particulièrement  au niveau de la lutherie. Il fera venir de grands luthiers de Mirecourt avec qui il collaborera comme Charles Basile CLAUDOT (1824-1887), passé déjà par Rouen en 1852 avant son séjour à Paris et son installation à Rennes où il décéda, ou l'archetier Auguste LENOBLE  (1828-1907).    



















Violon d'Emile BONNEL vers 1883.
Les deux autres frères Charles Nicolas et Armand Joseph tous les deux luthiers collaboraient avec leur frère, mais Charles Nicolas décède à 48 ans le 26 décembre 1879,  puis c'est Armand joseph qui disparaît à 45 ans le 7 mars 1885. Il est a noter que lors de ces décès les témoins sont le  beau frère, Ernest PICARD (1842-1897), époux de Thérèse BONNEL, et le neveu Louis Joseph BOSSARD (1850-1856) qui était déjà impliqué dans l'entreprise car en 1879 il est Marchand d'instruments de Musique puis négociant en 1885.
Marque d'un piano
Mais avant tout la Maison Bonnel vendait tous les instruments et en particulier des pianos qu'ils faisaient réalisés et y apposaient leur marque, où représentaient les grandes marques comme Erard, Pleyel. Ils avaient un atelier spécifique pour réparer et entretenir ces pianos et avaient plusieurs accordeurs qui sillonnaient la Bretagne et la Normandie. 


Tambour (sans doute fournit par la Maison Gautrot de Paris)
portant la marque de Bonnel à Rennes
On peut reconnaître dans cette marque, l'empreinte de deux
fers achetés à Vichy. (Voir ci-dessus)
Pour les instruments à  vents la Maison BONNEL travaillait principalement avec la Maison GAUTROT de Paris qui deviendra ensuite COUESNON, aussi bien pour les bois et les cuivres..














jeudi 1 novembre 2018

La famille DIDIER : La Saga d'une famille de luthiers Messins (Metz en Moselle)

Notre ami Jacques DIDIER  nous a quitté le 30 août 2018 
à Woippy (Banlieue de Metz) à 79 ans.


Vous allez découvrir à travers cet article qui était Jacques DIDIER, troisième d'une génération de luthiers : Son Grand père Marius DIDIER (1873-1958) exerça à Mattaincourt à coté de Mirecourt, son père Paul DIDIER (1908-2002) s'installa à Metz, Jacques prit la suite avant de passer le flambeau à son fils Bertrand DIDIER.  

Notre rencontre fortuite  en 2004 mérite   d'être racontée. Ma belle famille possède depuis 1800 une maison familiale dans un petit village lorrain de 50 habitants : Bellange en Moselle situé à 10 kms d'une ville plus importante, Morhange, ville de garnison qui en 1914 était un point essentiel de la défense allemande, et que l'armée française, dès la déclaration de guerre avait attaqué le 18 août 1914, la fleur au fusil, pantalons rouges et sabres au clair .....en avant "sus aux Boches, on les aura". Naturellement le résultat de cette brillante stratégie ne se fit pas attendre : 20000 morts en une journée d'attaque. Notre maison de Bellange servit d’hôpital de campagne, tenu par un médecin militaire qui rédigea ses mémoires résumant cet épisode. Ce document dactylographié retrouvé par hasard dans la maison me donna l'occasion de découvrir le sujet et de comprendre pourquoi il y avait quelques cimetières militaires dans la région. Bien sûr cette épisode peu glorieux  fut zappé au niveau historique et rangé au niveau des anecdotes et remplacé par une "victoire" qui eut lieu quelque temps plus tard lors de la contre-attaque allemande, bataille dite du "Grand Couronné". Un seul bouquin racontait cette bataille dite :" de Morhange" écrit par un certain Jacques DIDIER. 
Le but du moment était de lui remettre les mémoires "du Docteur Pratbernon" que j'avais remises en forme, document inédit à l'époque pour qu'il en fasse bon usage. Pour ma part, mon intérêt était plus tourné vers les "Facteurs, luthiers, marchands de musique de l'est de la France" sur lesquels je travaillais ardemment. Bien sûr le nom de Didier, luthier à Metz  figurait  dans mes recherches, mais je n'avais pas fait le rapprochement. Vous imaginez la suite, lors de notre première rencontre téléphonique, il connaissait mon père qui toujours préoccupé de trouver le violoncelle ou le violon "idéal" pour mes deux sœurs musiciennes professionnelles passait souvent le voir. Depuis nous nous sommes rencontrés fréquemment et son aide à été très précieuse sur les nombreux sujets qui nous intéressaient.

Jacques nous avait raconté sa saga familiale et nous avait fourni de nombreux documents pour l'illustrer dans quelques articles rédigés dans nos blogs. Les voici remis en forme. 

Marius DIDIER (1873-1958) : le fondateur est né à Mattaincourt le 20 avril 1873. Il entre en apprentissage chez Jérôme Thibouville Lamy à Mirecourt à 13 ans. En 1901 il épouse Marie Marthe Bourguignon ; ils auront deux enfants : Madeleine et Paul.
Document Jacques DIDIER.
Après avoir participé à la grande guerre de 1914 à 1918, il rejoint l'entreprise Thibouville où il participe à la réorganisation d'après-guerre et exerce sa profession de maître luthier, au côté de Camille Poirson et Marcel Voiry. Alfred Acoulon, directeur général lui confie le poste de responsable de l'atelier de lutherie de Mirecourt et fait de lui un de ses proches collaborateurs.
Document Jacques DIDIER.
En 1925, à l'âge de 52 ans, il décide de s'installer dans son atelier de Mattaincourt pour exercer la lutherie à son compte en compagnie de son fils Paul.
Document Jacques DIDIER.
Il accueille dans son atelier des stagiaires qui deviendront des luthiers prestigieux (Jean Bauer, Marcel Simon etc...). Son fils Paul décide de s'installer à Metz. L'atelier de Marius DIDIER continue son activité, malgré la crise des années 30 et la guerre 39-45. A la libération, âgé de 72 ans, il continue d'assurer une production qu'il réserve à son fils. Il décède en novembre 1958.
Violon de Marius DIDIER de 1932.
Paul DIDIER (1908-2002) luthier, de Mirecourt à Metz.

Document Jacques DIDIER.

Paul DIDIER est né le 15 janvier 1908 à Mattaincourt (Vosges). Il effectue son apprentissage à partir de 1921 chez Thibouville, auprès de son père qui était à cette époque responsable de la fabrication. En 1925 il fait un stage chez Ouchard, et ensuite travaille dans l'atelier de son père à Mattaincourt jusqu'en 1928 date à partir de laquelle il effectue son service militaire jusqu'en 1929. Il retrouve ensuite l'atelier de son père. Il se marie en 1933 et décide en 1936 et en accord avec son père de reprendre l'atelier et le magasin : "Lutherie d' Art" du 6 rue du Faisan à Metz, créé par Auguste Mouchot, qui venait de décéder en se noyant accidentellement dans la Moselle ; la famille était désemparée, la veuve avait un fils d'un an et ne pouvait s'occuper de ce commerce. A la déclaration de guerre Paul Didier est mobilisé et son épouse qui vient de donner naissance à un fils ne peut tenir seul le magasin qui est alors fermé. Paul est fait prisonnier le 17 juin 1940 à Pontarlier. Il ne rentrera à Metz qu'en août 1945.

Document Jacques DIDIER.
En 1941, Metz est occupé par les allemands qui font venir un luthier autrichien, Franz  NOSEK  et auquel le commissaire de la ville propose d'occuper le magasin de la rue du Faisan. Après 3 années à Metz, celui-ci disparaît en 1944, il est remplacé par Zophel RICHARD né à Markneukirchen.
Magasin de la rue du Faisan. (Doc. Jacques DIDIER)
En août 1945 à son retour de captivité, Paul Didier retrouve son magasin et l'appartement dans un triste état, tout a disparu, seul une partie de l'outillage lui sera rendu. Il se remet au travail, notamment en travaillant pour l'orchestre de Radio Luxembourg et en cogérant l'atelier de son oncle Maurice BOURGUIGNON (1885-1978) à Bruxelles.
Mais la lutherie ne suffit plus à faire vivre une famille, c'est pourquoi il étend son activité aux disques et oriente la formation de son fils Jacques vers les cuivres et instruments à vent. Celui-ci le rejoindra en 1962. Paul DIDIER est décédé à 94 ans en 2002.
Document Jacques DIDIER.
Violon de Paul DIDIER de 1838.
VIOLON MARIUS OU PAUL DIDIER ?

"Lorsque j’assistais mon père Paul Didier dans son activité de luthier à Metz, j’ai pu observer bon nombre d’instruments fabriqués par ses soins, ainsi que ceux de mon grand père Marius. Je dois dire que pour les identifier, il fallait être habitué tellement il y avait de similitudes dans le travail entre le père et le fils. Le fait de travailler dans l’atelier au même établi pendant les années de 1925 à 1936 justifie les concordances de la structure de leurs instruments. Ils utilisaient les mêmes moules et mêmes modèles. La couleur de vernis était propre à chacun. Lorsque le fils, jeune adolescent de 17 ans, commence à fabriquer ses propres violons, son père, ayant acquis une grande habileté dans ses gestes pendant plus de vingt ans chez Thibouville-Lamy, pouvait lui prodiguer les conseils nécessaires. Le modèle extra copie du violon Guarnerius, vernis à l’huile, fait par Marius avait les faveurs des professeurs et des musiciens. Pour le violoncelle extra, le professeur du Conservatoire national de Paris, Louis Feuillard, recommandait le modèle Stradivarius pour la qualité de sa lutherie et sa sonorité".

Jacques DIDIER

Jacques DIDIER  (1939-2018) et Bertrand DIDIER luthier à Metz. 

Jacques DIDIER avec son fils Bertrand.


Jacques DIDIER est né à Metz en 1939. Il apprend la clarinette au conservatoire de Metz et après plusieurs années de formation dans différents ateliers parisiens, notamment 2 ans chez Selmer, il rejoint en 1962 le magasin familial en créant un atelier de réparations d'instruments à vent. En juillet 1983, la Maison DIDIER quitte la rue du Faisan, pour s'installer 25-27 rue du Palais à Metz, adresse actuelle.

Bertrand DIDIER, dirige la société messine. Après avoir acquis son diplôme de luthier dans l'atelier de Jean Jacques Pagès à Mirecourt, il part se perfectionner dans l'atelier du maître Etienne Vatelot.




Pour en savoir encore plus sur la famille DIDIER : le site de référence sur les luthiers : Le site de Roland Terrier

Jacques a légué aux Archives un fond documentaire : Archives de la Lutherie à Mirecourt












mercredi 31 octobre 2018

Principaux sites Internet concernant la facture des instruments de musique.

L'une des raisons de la création de ce blog en 2009 était que très peu de choses étaient écrites sur les facteurs d'instruments de musique et qu'il était très difficile de trouver de bonnes informations sur ce sujet. Aujourd'hui les choses ont bien évolué et les bons sites internet foisonnent. Nous vous proposons dans cet article d'essayer de rassembler les sites majeurs pour mieux les faire connaître et donc encourager les articles dans ce domaine. 

Nous allons sans doute en oublier donc n'hésitez pas à nous alerter sur les sites manquants.
Pour allez sur les sites cités : Cliquez sur le lien en début de rubrique en bleu.
Les sites en français 
: 1) Les Historiques.
Les luthiers de Mirecourt : Tout d'abord celui de Roland TERRIER, luthier à Mirecourt, qui en plus de son travail alimente un site spécialisé, où vous trouvez tout, non seulement sur la lutherie, toutes les marques, l'histoire, la généalogie, les images de très beaux instruments....mais qui a scanné un nombre innombrable de catalogues concernant le quatuor mais aussi ceux de grands industriels comme Thibouville, Couesnon avec des pianos, cuivres, instruments à vent, accessoires etc...et quelques annuaires musicaux.


Pour tout savoir sur les facteurs et fabricants de pianos : Piano Forte de Lieve VERBECK,qui travaille sur les marques de pianos, notamment la facture française, et en plus de très nombreuses illustrations, indique des liens vers des ouvrages de référence : Pontécoulant, Fétis....comptes rendus sur les Expositions, sur les brevets d'inventions etc...scannés sur internet.

Sébastien ERARD (né à Strasbourg 1752- mort à Paris 1831)
L'histoire de la clarinette n'a pas de secret pour Denis Watel et son Chtiot musée des clariboles et Cie.


Si les facteurs de l'est de la France vous intéressent notre premier site peu vous aider : Facteurs et marchands de musique de l'est de la France. Ce site est peu actif actuellement car nous souhaitons rassembler tous ses articles sur un seul site et le fondre avec celui-ci. Projet Ambitieux mais pour l'est de la France nous pensons en avoir fait le tour à l'exception de quelques inconnus à découvrir mais trop peu nombreux pour alimenter un site spécifique.


2) les nouveaux depuis 2009.

Un site particulièrement important, très documenté et principalement consacré au saxophone : Celui de Jean Jacques Bona : Luthier Vents.

3) Les Musées en Français.

Une Référence et Thierry Maniguet (conservateur) que l'on remercie pour son accueil. 
Musée de la Musique de Paris.

Un site très utile celui de : MIMO : Musical Instruments Muséums OnLine. C'est à dire la mutualisation de nombreux musées européens......Malheureusement à l'exception de celui de Paris et de Bruxelles, les images d'instruments sont très médiocres et le projet semble à l'arrêt. (A suivre)


4) Les sites des antiquaires en instruments de Musique.

Orphée Musique. Le site de notre ami Richard Charbit , qui même si il pense à la retraite est toujours aussi dynamique.

Instruments Anciens de William Petit. Le premier a avoir créé un site internet.

La Cave à vents à Paris. Avec de très belles photos d'instruments et des documents type catalogues.
A Bruxelles le site de Bruno COPPENS : Iltempo

Le très bon site de notre ami Gilles Elie : Instrumantiq

 Les sites étrangers.....Il y en a beaucoup de très très bons.

1- Les historiques :
    Pour la Flûte :
Celui de Rick Wilson : Old Flutes Un site ancien et remarquable.

2-Les musées internationaux. (Uniquement les sites dont les instruments sont consultables sur le net). 
Toujours pour la Flûte.
Dayton C. Miller Flute Collection  : Une référence dans le monde.

Restons aux USA :
National Music Museum à Vermillion dans le South Dakota. : tous les instruments une très grosse collection.

A New-York : MET : Metropolitan Museum of Art : Il concerne tous les instruments de Musique.

Le site de Dirk Arzig en allemand, mais avec une très grosse documentation sur des fabricants allemands, mais aussi Français comme Gautrot, Couesnon, Thibouville et même Roth de Strasbourg.