vendredi 3 février 2017

Lyon : Principaux facteurs, luthiers, fabricants d'instruments de musique à Lyon au XIXéme. Deuxième partie.

José Daniel Touroude et René Pierre.

Deuxième partie.


Si notre premier article concernait les facteurs liés à Simiot, notre deuxième article sur les facteurs lyonnais concerne ceux qui sont liés à deux autres grands facteurs du XIXème siècle : Sautermeister et Rust.

Sautermeister et son entourage : autre pôle d’importance de la facture lyonnaise.
                                                       
Flèches noires : liens familiaux. Flèches orange : liens professionnels (collaboration, succession…).
Entourage germanophone (Sautermeister, Müller, Treumann, Eppel alsacien, Jung..) proche aussi sans doute de Rust.




















François Antoine Sautermeister est né le 2 décembre 1782 à Rottembourg dans le Wurtemberg. Talentueux,  il s’installe comme ouvrier luthier à façon et habite avec son épouse place de l’Herberie à Lyon de 1809 à 1815. Il est le contemporain et le voisin (15 rue du plâtre) et sans doute ouvrier à façon de  J.F.Simiot.   En 1812 il obtient un brevet pour un instrument qu’il nomme « Basse orgue » ayant la forme d’un basson mais avec un pavillon en métal et qui se joue avec un bec de clarinette. Puis il s’installe à son compte, s’agrandit progressivement et produit tous les instruments en bois et en cuivre surtout pour les armées. Il reprendra plusieurs innovations de Simiot  (comme la 6ème clé de clarinette dans le corps du bas) ce qui laisse sous entendre leurs bonnes relations. Sa première épouse étant décédée en 1820, il se remarie en 1822 avec Marie Josèphe Poncet âgée de 25 ans, fille d’un chirurgien de cette ville et quitte la rue du Plâtre. Le 22 juin 1827 il obtient un brevet de 5 ans pour un « nouvel ophicléide » ou «Basse d’harmonie» à 11 clés dont six ouvertes qui représente un réel progrès au niveau du son. Son atelier 4 place Célestin, à cette époque avait 8 ouvriers externes. Il décède le 17 février 1830 à 46 ans. Les témoins sont deux facteurs d’instruments (sans doute ouvriers externes), Michel Rivoire et Jean Baptiste Gonnard.




Basson russe de Sautermeister. (Musée de Bruxelles).


Sa jeune veuve (1797-1866) et son neveu Louis Müller (ils n’avaient que 4 ans de différence) continuent l’atelier situé au 10 rue Saint Dominique avec 9 ouvriers journaliers. A partir de 1832 son neveu Louis Müller est signalé comme chef de l'atelier alors qu’a partir de 1833, il semblerait que "la veuve Sautermeister" ait abandonnée l'atelier et ce soit limitée à un magasin d'instruments de musique et ce jusqu'en 1835. Ils vivent ensemble passage Couderc, rue Saint Dominique ( d’où estampille : «Vve Sautermeister & Müller») puis (estampille «Müller A Lyon») quand il épousera sa tante en 1840    


Tête de basson russe de Sautermeister.
(Musée Rollin Autun)
Louis Müller est né le 23 août 1801 à Ehingen-Rotemburg dans le royaume du Wurtemberg. Sa mère Catherine Sautermeister était la sœur de François Antoine. Il épouse donc la Vve Sautermeister. Contrairement à ce qu'affirme Constant Pierre et donc le Langwill, ce n'est pas à la mort de la veuve Sautermeister (1866) que Müller s'établit à son compte (Il décède 2 ans après elle). Les témoins des évènements familiaux sont Balthazar Verrier et Louis César Ricanet tous deux facteurs d'instruments (ouvriers journaliers chez Müller sans doute). Louis Müller décédera le 21 avril 1868, à l'âge de 66 ans. Les témoins sont de nouveau B. Verrier et Guillaume Curet, fabricants d'instruments. (on voit bien que la facture d’instruments est un milieu assez fermé). Müller est aussi un grand innovateur : le 10 juillet 1835, il obtient un brevet de 5 ans pour un cornet à 3 pistons. Le 5 octobre 1838 il obtient un brevet de 5 ans pour un "cor à deux pistons percés de trois trous au lieu de quatre et actionnés par des touches ou boutons, à volonté". De 1843 à 1847, son atelier, toujours à la même adresse, emploie 8 ouvriers journaliers. Le 12 juin 1846 il obtient un brevet de 15 ans pour " une clarinette basse à deux corps parallèles en forme de basson, descendant à l'ut, qu'il proposa pour remplacer le basson". Le 20 mai 1855 il obtient un brevet de 15 ans pour "un instrument de musique dit Müllerophone ou contrebasse à anche, "à corps parallèles, également en forme de basson, descendant une octave au-dessous" de sa clarinette basse, "à perce cylindro-conique, pavillon en cuivre et disposition nouvelle des clés". (Constant Pierre). 






Cornet en Sib. Musée d'Edimbourg.
Les Treumann père et fils : Frédéric Treumann père, de son vrai nom Chrétien Frédéric Meyer dit Treumann est né à Döeblen en Allemagne. Il est ébéniste quand il arrive à Lyon vers 1810 et travaille comme luthier à partir de 1818 sans doute pour Sautermeister qui est témoin lors de son mariage en 1822. Il reconnaît deux enfants et en aura un troisième cette même année qui sera aussi facteur. En 1841 il s’installe comme marchand et facteur galerie de l’Argue. Il décède le 3 décembre 1849 à 60ans ; c’est son fils Charles Anthelme Treumann né en 1824 à Lyon qui lui succède comme marchand et facteur d’instruments et que l’on retrouve aussi comme marchand de pianos en 1868 au N°6 place de l’impératrice et en 1875 au N°6 place de l’Hôtel de ville.













Les Eppel père et fils : Pierre Joseph Eppel est né à Ambronay dans l’Ain en 1772 et issu d’une famille alsacienne d’organistes. P.J..Eppel arrive à Lyon en 1806, comme ouvrier facteur d’instruments de musique sans doute pour Sautermeister puisque celui-ci est témoin en 1808 lors de la naissance de son fils Gaspard Balthazar Eppel. En 1815 il se déclare aussi menuisier au N°26 Port Saint Clair. De 1828 à 1837 installé rue du Palais Grillet, il est facteur de clefs d’instruments de musique où il travaille avec son beau-frère Urbain Gentelet, mécanicien (cleftier) et son fils Gaspard. A la suite du mariage de son fils et des nombreuses naissances, ils déménagent régulièrement (3 place du Confort de 1839 à 1843, puis 38 rue Dubois de 1844 à 1848.) En 1846 Gaspard Eppel (le fils) installé comme facteur d’instruments de musique obtient un brevet de 5 ans pour "L'application d'un principe de physique à des bénitiers sans évaporation".  Où va se nicher l’ingéniosité des facteurs d’instruments. Le dixième enfant de Gaspard naît en 1852 au N°22 rue des Prêtres, et il est toujours facteur d’instruments. Le père PJ Eppel est sans doute décédé. Il existe très peu d’instruments de ces deux facteurs, sans doute parce qu’ils étaient plus cleftiers que facteurs ?

les Cousin père et fils : Jean Léon Cousin est né le 20 janvier 1843 à Pau, clarinettiste au 2e génie (basé à Metz : chère à notre lorrain René Pierre) et  qui avait obtenu un 3e accessit de clarinette au concours de 1863. Il enseignait cet instrument à l’école de musique de Lyon, déjà réputée. Il achète la Maison Müller en 1868. Comme facteur il remporte deux médailles d’argent (1878-89) et imagine un système d’instruments à 5 pistons. Il est l’auteur d’un entre-deux articulé, servant à monter et à démonter instantanément les instruments à pistons, faits avec un tube sans soudure. Il transforme la Maison Müller en un établissement industriel qui produit tous les instruments, bois et cuivres. Il meurt en 1925 à Lyon. Son fils Henri Charles Cousin né en 1869 à Lyon lui succède et développe l’usine.


Vue de la Maison et usines Cousin en 1910.
Source ACIMV. 


Henri Pihan  est né le 22 mars 1869 à Paris et se déclare facteur d’instruments de musique lorsqu’il se marie en 1891 ainsi qu’à la naissance de son fils Marcel Henri Pihan. En 1900 il reçoit la médaille d'argent en tant qu'ouvrier de la maison H. Schoenaers (anciennement Millereau au 66 rue d'Angoulême Paris). Il reprend vers 1929 les établissements Cousin, « 30 quai Saint Vincent- Fabricant d'instruments à vent, bois et cuivre et pièces détachées ».. Henri Pihan est décédé  à Dormans en février 1946. Son fils a dû prendre la suite mais on ne connaît pas la date d’arrêt de cette société. 


L’entourage de E. Dubois : autre pôle de la facture lyonnaise. (à part son maitre et beau père Rust)
Flèches noires : liens familiaux. Flèches orange : liens professionnels (collaboration, succession…).

Charles Rust est né en 1775 à Essel dans la principauté d’Hanovre. En 1815 il est installé au N°2 de la rue du Palais Grillet et devient vite un facteur reconnu d’instruments de musique où il emploie 2 à 3 ouvriers internes et 7 à 8  ouvriers journaliers.  E. Dubois y travaille et épouse sa fille. Rust décède à 47 ans en 1822 et sa veuve Marie Cognet continue l’atelier avec son gendre Emmanuel Dubois jusqu’en 1828 avec sans doute l’ouvrier Kimpflin. (Clarinettes, flûtes, bassons, bassons russes etc…). 

Dominique Kimpflin est né en Alsace en 1778 à Guebwiller. Il devait faire partie d’une musique militaire car on le retrouve en 1805, musicien à Lyon au 41 rue de la Limace.  En 1815 il exerce le métier de tourneur à façon au N°29 de la rue Ferrandière, sur la rue du Palais Grillet juste à côté de l’atelier de Charles Rust, il y restera au moins jusqu’en 1821. Il travaillera certainement pour Rust puis Dubois. De 1836 à 1843 au 10 rue d’Amboise il est tourneur puis en 1846 il ajoute « ouvrier tourneur pour instrument» mais aussi de fabricant de cannes de parapluies. Dominique Kimpflin décède en 1858.  

Marque sur un basson.
Alexis Michel Bernard : (actif vers 1789 à 1827) facteur de clarinettes avant 1800, est lié lui aussi à l’entourage de Rust. Charles Rust (1775-1822) est son ami et témoin au mariage de sa fille Constance Bernard en 1815. Nous connaissons deux instruments monoxyles (corps du bas et pavillon d’une seule pièce typique de la fin du XVIIIème) de ce facteur luthier rue Mercière en 1808-1809. Il semble avoir rencontré quelques difficultés pour vivre de son métier car en 1811 il donne des leçons de clarinette «en plus de son ouvrage» mais dès 1812 il change de métier (manufacture des tabacs) tout en continuant à se déclarer encore facteur d’instruments en 1827 au mariage de son fils Pierre Bernard, doreur sur bois.






Clarinette en Ut à 5 clés de Bernard.
Musée d'Edimbourg.
Antoine Claude Emmanuel Dubois : Né en 1805 à Condrieu, fils d’un horloger, se forme à la facture d’instrument et travaille chez Rust. Il épouse en 1821 sa fille Marie Rust. A la mort de Rust, il s’associe avec sa belle-mère «Vve Rust et Dubois» jusqu’en 1828. Cette même année, il s’associe avec Etienne Couturier pour créer la maison «Dubois & Couturier» pour 15 ans, située à l’angle place d’Albion N°1 et du quai Valleroy. Ils font travailler de 10 à 12 ouvriers journaliers dont sans doute le frère d’Emmanuel Dubois, Pierre Napoléon Dubois ouvrier facteur d’instruments en 1830. L’entreprise déménage au N°8 rue Célestins en 1833. L’association dure jusque vers 1841. Les instruments fabriqués sont des bois et des cuivres surtout pour les musiques militaires. De 1841 à 1845  Dubois, séparé de Couturier, exerce toujours à la même adresse, la raison sociale de la société devenant «Dubois & Cie» . Puis en 1846 il s’associe avec Claude Projean, son compagnon et ami facteur d’instruments et crée la société «Dubois et Projean» qui durera jusqu’en 1851. Installé Grand rue Mercière, il se retire des affaires, un de ses fils essaiera de continuer l’activité sans succès.  
Buccin de Dubois et Couturier.
Musée de la musique à Paris.
Etienne Couturier : Né à Lyon en 1792, fils d’un marchand de faïence, il est déjà facteur d’instruments lorsqu’il se marie en 1823. En 1824 il s’installe à coté de Dubois au 1 quai Villeroy et travaille avec deux ouvriers. En 1828 il s’associe avec Emmanuel Dubois pour fonder la Maison «Dubois et Couturier». Leur association s’arrête en 1841. Il continue d’exercer et en 1847, il s’installe au N°7 rue de la Limace où il travaille avec son fils Jacques Couturier né en 1825 ouvrier facteur de musique. La société prend le nom de «Couturier père et fils». Ils déménagent en 1851 pour le 1 place Saint Nizier et Etienne, le père laisse son entreprise à son fils Jacques Couturier en 1853. La société «Jacques Couturier» se développera notamment grâce à ses Brevets et en se modernisant jusqu’en 1872.

Marque de Jacques Couturier.
Claude Projean : Né à Lyon en 1801. Il est ouvrier facteur d’instruments et travaillera pour Dubois successivement pour «Dubois & Couturier», «Dubois & Cie» avant de s’associer avec E. Dubois de 1846 à 1851 pour créer la Maison «Dubois & Projean». Plus tard les frères Pelisson prendront le relais pour industrialiser la fabrication de Couturier : « Maison Couturier, Pelisson Frères successeurs » puis « A. Pelisson, Guimet et Compagnie ». Vers 1900 « Pelisson, Guinot & Blanchon » puis « Couturier, A. Pelisson, Guinot et Cie successeur ». Vers 1920 « Blanchon et Cie », vers 1931 « Gaillard, Martel et Loiselet »  et pour finir « Gaillard  et Loiselet » en 1935.






Les autres facteurs indépendants satellites de la facture lyonnaise mais néanmoins importants.

La demande est importante à Lyon, et nombre de facteurs talentueux essaient de s’implanter ( un exemple : Pierre Hérouard de la Couture Boussey  s’installe à Lyon de 1808 à 1825. D’autres ateliers existent à Lyon plus modestes mais reconnus comme :

François Jeantet est né en 1768 à Moirans la Montagne dans le Jura. Il est armurier dans le 3ème bataillon du Jura lorsqu’il se marie en 1794 avec Anne Marie Stadler la fille d’un musicien. Était-elle parente avec le célèbre Stadler...de Mozart ? Nous n'en savons rien. En 1808 il est installé comme luthier au N°25 rue de la Cage à Lyon Il semble qu’il a d’abord été cleftier avant de fabriquer tous les instruments à vent mais plus particulièrement les bois dans un style très caractéristique avec des clés plates et rondes montées sur des blocs arrondis. De 1817 à 1820 il est installé comme marchand luthier au N°1 place Saint Pierre puis en 1827 au N°22 rue Lafond. Ami de Jung et aussi revendeur d’instruments , il était sans doute lié avec nombre de facteurs lyonnais .
Différents éléments d'une clarinette
en Ut de Jeantet.
Collection RP.
Jean Guillaume Jung est né en 1789 à Neustadt en Allemagne et arrive à Lyon vers 1810, habite souvent chez ses parents près de Fribourg dans le Wurtemberg mais se marie à Lyon en 1813. Il se déclare facteur d’instruments de musique et  travaille sans doute pour son ami François Jeantet car celui-ci est témoin à son mariage, à la naissance de la première fille en 1814 et de sa 2ème fille en 1820.  A cette époque J.G. Jung habite au N°1 quai des Célestins.   Il existe des clarinettes à 5 et 6 clés carrées caractéristiques de la période de 1810-1815, portant marque " Jung A Lyon " Puis J.G. Jung travaille à Marseille mais son épouse accouche à Lyon ! C’est vers 1815 que J.G. Jung installe son atelier Cours Saint Louis à Marseille, où il fabrique principalement des clarinettes et des bassons (estampille Jung  Marseille». Plus tard il sera aidé par son futur gendre (mariage en 1833) Frédéric Edouard Widemann avant que celui ci s’installe à Paris vers 1836. On trouve des clarinettes portant la marque de « Jung à Lyon » à 13 clés rondes, bombées caractéristiques de la période 1840-1850. Mais on ne trouve pas trace de Jung en 1850 à Lyon, ?  arrêt de son atelier à Marseille ? Deux hypothèses : Jung qui a sa réputation à Lyon fabrique dans un atelier ou chez Jeantet des instruments estampillés A Lyon pour sa clientèle locale à partir de 1850 ou il fabrique ses instruments dans son atelier à Marseille reprenant ponctuellement son  estampille A Lyon ceux ci étant revendus à Lyon par Jeantet et autres. 

















Langé (ou Lancé) : Peu d’informations sur ce facteur sinon qu’il exerce à Lyon vers 1795. C’est sans doute lui que l’on retrouve à Turin où il réalise la flûte de la collection de R. Pierre vers 1810. Sans doute un musicien et facteur qui suit les armées napoléoniennes.
Jean Daniel Holtzapffel, tourneur de Strasbourg  réalisant son tour de France arrive à Lyon en 1792, et va fabriquer et tourner surtout pendant plusieurs années des mécaniques pour la filature de coton en plein essor. Il témoigne dans ses mémoires : « C’est à cette époque que j’ai commencé à fabriquer des instruments de musique. Dans cet état, je pouvais espérer m’établir à mon compte avec peu d’argent. Je renonçai à recueillir les fruits de quatre années de travail et j’entrai chez un nommé Langé, luthier de son état. C’était un homme fort adroit mais sans conduite….. » (alcoolique ?). Holtzapffel s’installera après à Paris comme facteur notamment de flutes. 
Marque d’une flûte à une clé
Collection R. Pierre.

La guerre et la défaite de 1870 entrainent la chute brutale des musiques militaires et en conséquence la démobilisation de plusieurs centaines de musiciens ce qui entraine une crise dans la facture artisanale notamment lyonnaise. D’autre part à partir à la fin du XIXème siècle, les petits ateliers artisanaux, ainsi que les ouvriers à façon sont regroupés dans des usines avec des méthodes d’organisation du travail taylorienne et industrielle faisant d’autres instruments (exemple les clarinettes modernes système Boehm en ébène et maillechort). Les capitales régionales (Strasbourg, Bordeaux, Marseille…) n’ont plus alors que quelques artisans, réparateurs, revendeurs. Néanmoins Lyon garde un rôle important représenté par les usines Cousin, Pelisson voire Pihan… mais c’est surtout les grandes maisons de la région parisienne et de la Couture-Boussey qui vont industrialiser la facture : Thibouville, Gautrot, Millereau, Buffet Crampon, Noblet puis Leblanc, Selmer…Ces usines vont fabriquer en masse et inonder le marché national et mondial avec des instruments plus modernes…  c’est l’heure des industriels mais ceci est une autre histoire. 








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